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VIE POLITIQUE NATIONALE : «Il n’y a pas eu de consensus à Madingou», affirme l’opposition

VIE POLITIQUE NATIONALE : «Il n’y a pas eu de consensus à Madingou», affirme l’opposition

Des leaders de l’opposition congolaise ont co-animé une conférence de presse le 30 novembre dernier au siège de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS). Pour fixer l’opinion sur la concertation politique de Madingou à laquelle ils ont pris part. «Nous ne nous sommes pas accordés sur trois éléments essentiels qui, pour nous, conditionnent la fiabilité du processus électoral. Il s’agit de la maîtrise du corps électoral, du renforcement des compétences de la CNEI et du plafonnement des dépenses des campagnes électorales», ont-ils expliqué.

Les trois leaders: Pascal Tsaty-Mabiala, chef de file de l’opposition; Claudine Munari, présidente de la Fédération de l’opposition congolaise, et Guy Brice Parfait Kolélas, président de l’UDH-Yuki, ont été unanimes à déplorer le peu de résultats auxquels a abouti Madingou.
A noter que 11 partis de l’opposition avaient été conviés à Madingou. Le but de cette rencontre était d’arrêter la démarche quant à la tenue d’élections transparentes et apaisées en République du Congo.
Au cours de cette conférence de presse, les trois dirigeants politiques ont donné les détails de ce qu’ils ont qualifié de «rendez-vous manqué».
Et pourtant, «il s’est tenu sous un thème rassurant qui en appelait à la cohésion nationale et à l’esprit républicain. Il n’y a pas eu de consensus à Madingou. Rechercher le consensus sous-entend que les parties prenantes parviennent à un accord pour réduire au maximum les cas de contestation et garantir la crédibilité et la sincérité du vote. Or, d’une concertation à une autre, nos partenaires, à savoir: l’administration et la majorité au pouvoir ne manifestent que peu d’intérêt à l’application rigoureuse des résolutions et recommandations qui en découlent, notamment celles qui touchent à la fiabilité du corps électoral, avec l’introduction de la biométrie et l’indépendance réelle de la CNEI, toujours exigées, mais toujours reportées. Cette triste réalité conforte notre affirmation sur le refus du pouvoir de faire évoluer notre système électoral qui se place parmi les plus autoritaires en Afrique», ont-ils soutenu.
L’élection présidentielle, c’est dans trois mois et «rien, alors rien à la date d’aujourd’hui, ne permet de crédibiliser les résultats qui en seront issus. C’est pourquoi, dans un esprit républicain et dans une dynamique unitaire, nous avons décidé d’aller à Madingou, espérant obtenir un consensus sur les problématiques qui nous éloignent les uns des autres en matière électorale, et nous accorder sur les conditions de préparation et de tenue de l’élection présidentielle…Nulle intention donc pour nous d’aller à un quelconque partage de pouvoir, à une distribution des prébendes ou de trahir on ne sait quel idéal, comme le prétendent encore certaines mauvaises langues, toujours promptes à la diabolisation».
Malheureusement, «nous ne nous sommes pas accordés sur trois éléments essentiels qui, pour nous, conditionnent la fiabilité du processus électoral. Il s’agit de la maîtrise du corps électoral, du renforcement des compétences de la CNEI et du plafonnement des dépenses des campagnes électorales».
Pour l’opposition, seul le recensement administratif spécial, avec pour support les résultats du recensement général de la population peut garantir la crédibilité du scrutin à venir.
C. A. Y-Ng

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Heure de Brazzaville

16 janvier 2021 22 h 43 min

Editorial

Quand commencent les guerres

C’est une lapalissade : tous les événements de notre pays ont, comme tous les faits sociaux, un début et une fin. Mais ils ont surtout une cause et des acteurs. La cause peut être bonne, les acteurs mauvais. La cause peut avoir une finalité noble, mais son déroulé se faire dans la douleur. Au bout de tout, il y a le ressenti de ce qui devait être, de ce qui aurait dû être.

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