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PRÉSIDENTIELLE 2021 : L’ONG Observatoire libre du Congo appelle à bannir le désordre et à préserver la paix

PRÉSIDENTIELLE 2021 : L’ONG Observatoire libre du Congo appelle à bannir le désordre et à préserver la paix

Le premier tour de l’élection présidentielle en République du Congo interviendra le 17 et le 21 mars prochains, respectivement pour les forces de défense et de sécurité et les populations civiles. Prélude à cette échéance majeure, l’Observatoire libre du Congo (OLC), par la voix de son coordonnateur général Jolly Assele Ontounou a accordé une interview à La Semaine Africaine dans laquelle il appelle les différents acteurs politiques à faire preuve de grandeur d’esprit pour que les élections au Congo ne soient pas toujours source de troubles.

*C’est quoi l’Observatoire libre du Congo ?
**L’Observatoire libre du Congo est une organisation non gouvernementale reconnue par l’Etat, enregistrée sous le récépissé n°131/016/MID/BZVSG//DDSP/SR. L’OLC regroupe plus de 7 associations apolitiques et certains mouvements d’étudiants.

*La campagne comptant pour l’élection présidentielle de 2021 touche à sa fin. Quelle lecture faites-vous des communications des différents candidats ?
**Jusqu’ici, il n’y a encore aucun incident majeur enregistré. La campagne s’est bien déroulée. Tous les candidats ont circulé librement sur toute l’étendue du territoire nationale. Ils ont tenu leurs meetings en salle comme dans les lieux publics. Ils ont exposé aux Congolais, chacun pour ce qui le concerne, leur projet de société. Mais je fustige tout de même les propos violents de certains candidats qui interviennent sur les médias nationaux et internationaux. Propos dans lesquels ils disent ne pas reconnaître les résultats des urnes qui seront proclamés par les institutions habilitées. Pourtant, ce sont ces mêmes institutions qui ont reçu, examiné et validé leur dossier de candidature.

*Mais certains candidats se plaignent de ce qu’ils ont voulu organiser un meeting et d’autres ont voulu se rendre à Ouesso, par exemple, mais ils auraient rencontré des entraves… ?
**Toutes ces choses ne sont autres qu’un contre-temps. Qu’il s’agisse de Parfait Kolelas ou de Mathias Dzon. Ce sont probablement des faiblesses d’organisation. Mais ce que nous pouvons retenir de positif, c’est que chaque candidat a droit à au moins 10 militaires pour sa sécurité. Les candidats doivent savoir que le simple fait de déclarer sa candidature à l’élection présidentielle ne fait pas automatiquement d’un candidat président. Ils sont au nombre de 7 candidats. Mais le Congo n’aura pas 7 présidents, mais un seul. L’actuel président américain Joe Biden, par exemple, a dû patienter. Et voici, il a fini par l’emporter dans sa vieillesse.
Il faut que l’on sache que le pays a besoin de paix pour avancer. Quand un candidat reconnait sa défaite, cela permet d’avancer. Mais le contraire fait reculer la démocratie et le pays. Quand il y a la destruction des infrastructures des suites d’une contestation, le pays recule. Aucun président de parti ne pourra ressusciter un membre de son parti décédé. Les perdants doivent apprendre à accepter leur défaite.
C’est aussi, pour moi, l’occasion d’attirer l’attention des autres acteurs qui, plutôt que de poser leurs candidatures, n’ont rien fait. Mais, veulent jouer au trouble-fête. C’est du banditisme politique. Pour revendiquer, il faut avoir quand-même été candidat !

*En quoi est-ce que c’est du banditisme politique alors que le droit de manifester est constitutionnel ?
**Certains politiciens congolais n’ont pas voulu présenter leurs candidatures, alors qu’ils en avaient la possibilité. Mais quand ils voient venir l’élection, ils veulent manifester pour l’empêcher. C’est du banditisme politique.

*Comment pressentez-vous l’issue du processus électoral et quel message avez-vous à l’endroit des acteurs politiques?
**J’espère un atterrissage réussi. Pourvu que chaque acteur prenne ses responsabilités. Je continue d’interpeller les uns et les autres à préserver le Congo, notre maison commune. On a beau construire sa maison, elle ne demeurera pas toujours neuve. Mais ce n’est pas parce qu’elle se salit qu’on procédera à sa destruction. Mon appel, c’est que, quelle que soit l’issue de l’élection, il faut bannir le désordre et préserver la paix.

Propos recueillis par
Gaule D’AMBERT

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A propos de l'auteur

Heure de Brazzaville

23 avril 2021 17 h 35 min

Editorial

Dans l’attente

Dans quelques jours, ou dans quelques semaines». C’est ainsi que le Président de la République nous a annoncé la formation attendue du nouveau Gouvernement du pays. Dans son discours d’investiture le 16 avril dernier, au Palais du Parlement, le Président de la République s’est cru obligé de tempérer les attentes de tous ceux qui espèrent être ou rester ministres, sans se montrer plus précis dans les délais.

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