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OBSEQUES DE PASCAL LISSOUBA : L’UPADS a rendu hommage à son président-fondateur

OBSEQUES DE PASCAL LISSOUBA : L’UPADS a rendu hommage à son président-fondateur

L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), parti créé par l’ancien Président de la République du Congo, Pascal Lissouba, et situé à l’opposition, a rendu 31 août dernier, un dernier hommage à son président-fondateur décédé le 24 août en France et inhumé à Perpignan, en présence de l’ambassadeur du Congo en France. A Brazzaville, la cérémonie d’hommage a été présidée par le premier secrétaire général par intérim de ce parti, Marcel Nzondo, au siège national de cette formation politique à Diata, dans le premier arrondissement Makélékélé. Le culte religieux et le recueillement ont constitué le menu de la cérémonie.

L’émotion était palpable sur les visages des acteurs politiques de tout bord.
Plaçant leurs divergences politique à côté, ils se sont consacrés à l’essentiel, car il s’agit d’un ancien Président de la République, président d’un parti.
Officiant le culte religieux, le pasteur Sylvain Ndolo, de l’Eglise évangélique du Congo, paroisse du Centre-ville, a rappelé que le professeur Pascal Lissouba fut un fervent protestant, membre de l’EEC et paroissien du Plateau. Il a affirmé que pendant son règne, ceux qui le côtoyaient en tant que chrétiens «nous ont dit qu’il quittait le palais présidentiel à pied et allait au petit temple, ex-Trésor pour communier avec ses frères et sœurs dans la foi en Jésus-Christ. C’est la raison qui fait que nous soyons ici.»
Le pasteur Sylvain Ndolo a sollicité une prière pour la consolation de la famille chrétienne, biologique et politique de l’illustre disparu, ainsi que pour le retour en paix de ses restes mortels.
Après, a suivi le recueillement des militants et sympathisants de l’UPADS, ainsi que des invités et des membres de la famille de Pascal Lissouba où se sont inclinés devant sa mémoire.
Nombreux sont ceux qui gardent encore de bons souvenirs de l’ancien Président. «Nous sommes une jeune nation en croissance. Et dans la construction d’une nation, il y a des moments de dépassement, de transcendance. Je crois que la disparition du Président Pascal Lissouba doit être un de ces moments. Je souhaite vivement que cette inhumation à Perpignan soit véritablement provisoire, afin qu’il puisse revenir sur la terre de ses ancêtres et soit inhumé avec tous les honneurs dus à son rang. C’est un homme qui avait une vision réelle de notre pays», a déclaré Alain Akouala Atipault, ancien ministre de la Communication et des Zones économiques spéciales.
Marcel Nzondo, président du comité de coordination des obsèques, représentant le premier secrétaire, a affirmé: «Pascal Lissouba est un homme de paix, de science, d’Etat, un visionnaire. C’est un très grand vide que nous ne pourrons jamais combler. Mais avec la force montante des jeunes, nous y parviendrons. C’est un leg qu’il nous a fait et nous devons l’entretenir.»
Clément Miérassa, ancien ministre et président du Parti social démocrate congolais (PSDC), pour sa part, a témoigné: «Homme de science, j’ai retenu qu’il aimait beaucoup le dialogue, le travail et qu’il est une grande et belle vision pour le Congo, traduite à travers quelques phrases comme faire du Congo une petite Suisse. Je crois que nous garderons surtout de lui son aspect nationaliste qui s’est caractérisé par la renégociation des accords pétroliers qui a abouti à ce que nous appelons aujourd’hui le contrat de partage de production. Il laisse un héritage inestimable au Congo, à la jeunesse, et je souhaite que nous en tirions énormément profit tant du point de vue politique, que scientifique.»

Pascal AZAD DOKO

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Heure de Brazzaville

25 septembre 2020, 04: 28

Editorial

MUTATIONS?

Ni les quatre ans passés depuis les dernières élections, ni la période de confinement que nous venons de subir ne semblent avoir prise sur nous. Oui, nous nous plaignons bien des gênes occasionnées par les masques contre la COVID-19, dénonçons l’inutilité du couvre-feu nocturne, donnant à voir l’impossibilité à maintenir une distanciation dans les marchés, les guichets et les quartiers. Mais dans la réalité, l’impact profond que nous étions en droit d’attendre d’un tel chambardement du monde a du mal à se dessiner.

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