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NOUVELLES : Mampouya Mam’sy publie ‘’Virtualisés’’

NOUVELLES : Mampouya Mam’sy publie ‘’Virtualisés’’

Après «Cours de musique congolaise», une œuvre didactique de 153 pages publiée en 2018, aux Editions Edilivre (Paris, France) et préfacée par Guy Menga, l’écrivain congolais Mampouya Mam’sy vient de publier un recueil de nouvelles de 94 pages paru aux mêmes éditions: ‘’Virtualisés’’ .

Disponible sur internet depuis le 11 août dernier, le nouvel ouvrage de Mampouya Mam’sy est composé de neuf nouvelles: ‘’Le cravaté de Zofie’’, ‘’Le parisien déporté’’, ‘’Nous trois au lit’’, ‘’La chute à la Tour’’, ‘’L’anguille fumée de Bitsoua’’, ‘’ La pêche aux cheveux’’, ‘’Deka se déchausse’’, ‘’La réapparition de Yalong’’, et ‘’Cercueil sur la tête’’.
«Les premiers écrivains africains en langue française qui ont eu la chance de se faire éditer à la veille, et après les indépendances, parlaient du métissage culturel des Africains colonisés et scolarisés.
Le fait est indéniable: on ne peut pas subir l’enseignement de type colonial sans en porter les empreintes dans la façon de vivre, de penser, d’agir.
Ce mélange de culture ne s’est pas opéré de façon uniforme chez tous les Africains qui ont été moulés dans la culture occidentale.
Il y a d’un côté, le groupe de personnes qu’on peut qualifier «d’assimilés», ceux-là même qui se croient Européens dans leur façon de vivre, pour avoir renié leurs traditions.
Il y a de l’autre côté, un groupe de personnes, bien qu’ayant subi la culture occidentale, continuent de revendiquer les valeurs traditionnelles dans toutes leurs dimensions: philosophiques, sociologiques, culturelles et religieuses.
Le Congolais d’aujourd’hui se trouve devant une situation conflictuelle. Pour expliquer les phénomènes sociologiques, il est amené à opter soit pour l’approche occidentale (matérialiste), soit pour l’approche africaine (spiritualiste).
La spiritualité est un caractère dominant chez l’Africain en général et le Congolais en particulier. Pour le vérifier, il suffit de voir comment les voyants sont consultés régulièrement et quotidiennement par des citoyens de toutes les classes sociales qui cherchent des éléments de réponse aux problèmes qui les tracassent.
Cette dimension spirituelle, insolite, m’a fasciné ; j’en ai fait le thème de mes nouvelles…», écrit l’auteur, en avant-propos de son livre.
Le monde est-il une énigme ? Le monde matériel qui nous entoure et qui constitue la matière première de notre vie, est-il fini ? Le matérialisme a essayé de conquérir le monde. A-t-il réussi? Tous ces phénomènes extra-terrestres sont–ils une pure vue de l’esprit ? Voilà des questionnements qui nous hantent et auxquels on ne trouve pas de réponses.
Dans ‘’Virtualisés’’, Mampouya Mam’sy nous remet sur la sellette une série de nouvelles qui nous plongent dans un monde virtuel.
Mampouya Mam’sy (De son vrai nom Biampandou Mampouya) a vu le jour au Congo le 12 mai 1950. Il a fait ses études secondaires à Brazzaville et ses études supérieures en Roumanie, en économie, option statistique.
C’est en 1973 que l’auteur congolais monte un groupe musical composé de Congolais, qui se produit au Music Hall de Bucarest pendant trois mois avec succès. Il est promu chef de l’orchestre de l’Union des associations des étudiants africains en Roumanie. En 1976, il prend des cours de chant et de solfège à l’école populaire Cuza Voda. Rentré au pays en 1978, il exerce au sein de plusieurs ministères.
Dans les années 80, il joue avec la Troupe théâtrale Ngunga, avec lequel il va remporter le premier prix théâtral lors de Festival national de la jeunesse. Six ans après, il sort une cassette comprenant plusieurs scènes humoristiques dont la plus célèbre est ‘’La coupe des médicaments’’.
En 1991, il publie ‘’J’apprends seul la sanza, une méthode pour s’initier au jeu de la sanza traditionnelle’’, puis il crée le CIREM (Centre d’initiation de recherches et d’études musicales). Il est conférencier au FESPAM (Festival panafricain de la musique) à sa première édition (1996) et sa neuvième (2013).

Véran Carrhol YANGA

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Heure de Brazzaville

24 septembre 2020, 09: 36

Editorial

MUTATIONS?

Ni les quatre ans passés depuis les dernières élections, ni la période de confinement que nous venons de subir ne semblent avoir prise sur nous. Oui, nous nous plaignons bien des gênes occasionnées par les masques contre la COVID-19, dénonçons l’inutilité du couvre-feu nocturne, donnant à voir l’impossibilité à maintenir une distanciation dans les marchés, les guichets et les quartiers. Mais dans la réalité, l’impact profond que nous étions en droit d’attendre d’un tel chambardement du monde a du mal à se dessiner.

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