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LU POUR VOUS : «Ils mourront de leur propre poison» de Gérard Yongo

LU POUR VOUS : «Ils mourront de leur propre poison» de Gérard Yongo

Dans son roman réaliste paru aux Editions L’Harmattan, l’auteur peint certains travers sociaux qui gangrènent son univers : l’homosexualité, la mort et ses conséquences, la misère, la souffrance, la démission parentale, la maladie, la médisance, etc.
Construisant sa trame principalement autour du thème de la mort, Gérard Yongo élève le ton pour pointer du doigt certaines antivaleurs touchant particulièrement les jeunes. Pour ce faire, l’auteur opte pour un style simple, clair et précis qui facilite la compréhension du lecteur, en lui suscitant en même le désir d’aller plus loin dans la lecture avant de le laisser sur sa propre soif. Cette jeunesse en proie à la pauvreté, en perte de repères, de valeurs, inexpérimentée, dépourvue de sagesse ne compte que sur la voie de la violence pour tout obtenir.
L’exemple le plus frappant est celui qui oppose la famille paternelle de Makongo, dépositaire et conservatrice de la tradition d’un côté, et de l’autre Makongo et ses amis sur l’exhumation de Sengola, son père, mort de sida et enterré, il y a quelques jours, dont la poche de la veste en provenance de Paris contient une somme de mille cinq cents euros. Cette altercation houleuse se solde par la victoire des jeunes qui l’ont défendu «bec et ongles, y compris par l’agressivité dans le langage. Des éclats de voix, assortis de gesticulations des mains, suscitaient une émotion douloureuse et intense auprès des personnes âgées» (Page 84).
Makongo était un enfant gâté avant la mort de sa mère. A la suite du décès de celle-ci, Sengolo devient polygame. Makongo ne sera plus le bien aimé de son père. L’amour filial fait place à la méchanceté et aux vicissitudes de la vie qui deviennent florissantes. Il voyage grâce à un expatrié et fait une rencontre fortuite qui le «tira d’affaire» (Page 147).
Ancien chef de service au Bureau central national/ Interpol, l’écrivain congolais Gérard Yongo véhicule au moyen de son œuvre un nombre incalculable de fresques qui édifient le lecteur sur les mentalités actuelles en Afrique centrale, particulièrement au Cameroun où l’auteur a longtemps séjourné.

Aubin Banzouzi

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Heure de Brazzaville

29 octobre 2020 12 h 40 min

Editorial

LE CHU, UN VAUDEVILLE !

Il y a littéralement du vaudeville dans ce qui se passe de jour en jour au CHU. Notre plus grand hôpital est présenté comme le miroir de ce que nous pouvons faire de mieux au service de la santé au Congo depuis Brazzaville. Malheureusement il est aussi, résolument, le condensé de nos médiocrités les plus absurdes. Ou peut-être la préfiguration du Congo qui sera. Musèlements, insultes, décisions prises un lundi et contredites le mardi, personnel pérorant au nom d’un meilleur service mais donnant l’impression de vouloir n’en faire qu’à sa tête.

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