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LIVRE : Exploration des coulisses de la musique congolaise

‘’Les coulisses de la musique congolaise de l’African Jazz à l’Afrisa’’, c’est le titre d’un ouvrage paru aux éditions Paari, en France, en 2012, sous la plume de Faugus Izeidi, coauteur de l’indémodable et inoubliable classique chanson ‘’Mokolo na kokufa’’. Dans une préface estampillée Gaston Kouvibidila, l’auteur explore, pour la première fois, les coulisses de la musique congolaise qui a inondé et qui inonde encore de nos jours l’Afrique et le monde entier, faisant danser de nombreuses générations d’année en année.

La couverture du livre

La musique congolaise moderne, relève Faugus Izeidi, nourrie non seulement de valeurs et sonorités locales, mais aussi d’influences extérieures, a, durant plus d’un demi-siècle, pulvérisé tous les records d’audience et d’affluence. Jamais musique n’a été aussi inventive grâce aux talents des artistes-musiciens prolifiques, et à leur créativité étonnamment débordante. A travers des figures mythiques comme Joseph Kabasele Tshamala (Kallé Jeff ou Grand Kallé), Rochereau Sinamoy Tabu Ley, Nicolas Kasanda Wa Mikalay (Docteur Nico), Roger Izeidi, Manu Dibango, l’auteur nous livre les heurs et malheurs des acteurs qui ont forgé la Rumba congolaise moderne au fil des ans.
Mais jamais musique n’a été aussi traversée par des courants contradictoires surprenants, des guerres souterraines ou ouvertes, des incompréhensions surmontables et insurmontables, d’actes cupides, des velléités de prise de pouvoir jusqu’à flirter avec des pratiques fétichistes, des combats virtuels, au travers des chansons romantiques, mais singulièrement tranchantes, dans un environnement explosif. C’est dans ce contexte que l’auteur empruntera une carrière d’artiste-musicien, favorisée par l’environnement familial d’une part, et par sa rencontre avec le Camerounais Manu Dibango d’autre part, un artiste qui par son talent a marqué d’une manière indélébile, pendant des décennies, l’histoire de la musique moderne à travers le monde.
Faugus Izeidi contribuera à la grandeur de la musique congolaise, avec l’invention de la guitare mi-solo. Mais, il assistera également, impuissant, à la décadence de l’African Fiesta. L’absence d’une rigueur dans le management des musiciens sera fatale à plusieurs orchestres, d’où cette mosaïque de formations musicales éphémères, qui n’auront d’existence que le temps d’un concert et ou d’un enregistrement de chansons dans un studio au Congo, en Afrique ou ailleurs…

Alain-Patrick MASSAMBA

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A propos de l'auteur

Heure de Brazzaville

29 juillet 2021 19 h 29 min

Editorial

10 ou 40% ?

Avant, cela nous scandalisait. Puis, cela a étonné. Aujourd’hui que nous sommes blasés, on hausse les épaules et on passe à autre chose. La pratique de réclamer 10% d’un marché ou d’un service, du plus important au plus banal, s’est incrustée dans le paysage.

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