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JUSTIN MAVOUNGOU, COORDONNATEUR DU CRDSNPSEA : «Il n’y a pas de développement sans un environnement de paix»

JUSTIN MAVOUNGOU, COORDONNATEUR DU CRDSNPSEA : «Il n’y a pas de développement sans un environnement de paix»

Il vient d’être porté sur les fonts baptismaux, à Brazzaville, un Cercle de réflexion Denis Sassou-Nguesso pour la paix, la stabilité et l’environnement en Afrique (CRDSNPSEA). Dans l’interview qu’il nous a accordée, M. Justin Mavoungou, son coordonnateur, explique les raisons de sa création et dévoile ses objectifs ainsi que son plan d’action.

*D’où vous est venue l’idée de créer ce cercle de réflexion?
**Nous sommes partis d’une responsabilité tridimensionnelle de survie humanitaire. Nous avons eu un souci de développement économique, un souci de paix sociale durable et un dernier souci, c’est celui d’un environnement pur et sain.
*Comment est structuré le CRDSNPSEA?
**Nous avons un coordonnateur national que je suis, un secrétaire général, un secrétaire à la communication, un secrétaire à la logistique, un secrétaire chargé des questions économiques, un secrétaire chargé des questions environnementales, un secrétaire chargé de la jeunesse, de l’instruction civique, et enfin, nous avons un secrétaire chargé de la mobilisation, des questions de lutte contre les antivaleurs. Donc, au total, c’est un bureau de neuf membres.
*Quels en sont les objectifs?
**Ils sont au nombre de quatre: œuvrer pour le développement socio-économique et culturel, lutter contre la dégradation et la pollution de la nature, encourager toutes les actions de développement, de modernisation et d’assistance aux démunis, et, enfin, contribuer efficacement à la moralisation de la société, l’instruction civique et la lutte contre les antivaleurs.
*Quel est votre plan d’action?
**Nous avons d’abord ciblé la sensibilisation, c’est-à-dire faire connaître la structure au plan national, auprès des institutions, au niveau des départements. Nous allons également mener des actions de vulgarisation en matière de développement économique, de lutte contre la dégradation et la pollution de la nature. Nous aurons aussi des actions en matière de moralisation de la société. Sur ce point, nous allons mobiliser toute la couche juvénile et toute la population à apprendre à bien vivre ensemble. C’est vrai que nous vivons déjà ensemble, mais à bien vivre ensemble, et aussi à privilégier et à consolider la paix. Vous savez, sans la paix, il n’y a pas développement, sans la paix, nous ne pouvons rien, il n’y a pas de vie. Et donc, nous allons également participer à toutes les instances pour apporter notre contribution. Vous savez, un cercle de réflexion, c’est un laboratoire d’idées…Nous devons être associés, pour participer aux débats nationaux sur les questions de paix, d’environnement. Nous sommes déjà en contact avec la ministre de l’Environnement, avec le Secrétariat permanent de la société civile, le Secrétariat permanent du dialogue social. Nous devons travailler avec ces institutions. Nous allons apporter, proposer des idées pour la bonne marche de la société congolaise.
*La création de votre organisation n’a-t-elle pas un lien avec l’élection présidentielle qui pointe à l’horizon?
**Nous sommes apolitiques. Nous sommes une structure à caractère socio-économique et environnemental. Vous savez, lorsque vous ne faites pas la politique, la politique peut vous faire. C’est vrai qu’on ne peut pas se passer de la politique, mais faire la politique, comme l’indique notre récépissé, on ne la fera pas. Toutefois, la politique sociale ne peut être éloignée de la politique dite politique. Aujourd’hui, nous pouvons, par exemple, en tant que société civil, demander à la population de ne pas répondre à un mouvement lancé par l’opposition. On peut se dire: écoutez, on ne peut pas répondre aux agitations, parce que la paix est indispensable. Donc, nous ne faisons pas la politique pour soutenir un candidat politique. Mais nous pouvons faire la politique sociale, c’est-à-dire soutenir les idées d’un homme d’Etat. Voyez-vous, le Président de la République est un homme politique, un homme d’Etat. Il n’est pas président du PCT, mais nous, on peut le soutenir à ce titre-là, parce qu’il est le premier garant de la paix. Donc, il n’y a rien de caché là-dedans…
*Auriez-vous quelque chose d’autre à ajouter?
**Il est vrai que toute association vit des cotisations de ses membres. Mais rien n’empêche que nous soyons soutenus. Voyez-vous, nous sommes là en train d’œuvrer pour l’environnement. Il y a un homme de science qui disait: ‘’La pollution de l’environnement est l’un des problèmes les plus importants dans le monde.’’ Donc, cela est très important, car sans un environnement sur et sain, les humains ne pourront pas constituer leur lieu naturel. Donc, si nous pouvons être assistés, ce serait aussi bien, parce que, nous sommes là pour l’intérêt général et l’intérêt public.
Je m’en voudrais de ne pas expliquer pourquoi le choix de La Semaine Africaine. Vous savez que notre cercle de réflexion porte le nom du Chef de l’Etat. Nous avons écrit par-ci par-là, mais il faut que lui-même, qui est un grand lecteur, soit au courant de la création de cette structure par un fonctionnaire, un inspecteur des finances que je suis. Je le dis pour que les gens comprennent que tous ceux qui créent les associations ne le font pas toujours pour l’argent. Nous ne pouvons pas regarder le chef de l’Etat se battre seul pour la sauvegarde de l’environnement.

Propos recueillis par Véran Carrhol YANGA

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A propos de l'auteur

Heure de Brazzaville

16 janvier 2021 16 h 06 min

Editorial

Et le Sahara Occidental ?

Il fut une époque dans ce pays, où les causes des peuples étaient au centre d’un activisme certain. Pour le Congo «communiste», les luttes de libération relevaient du devoir sacré d’une Nation en construction. La guerre de libération en Angola nous a vus dans l’implication aux côtés du MPLA, la Namibie avec la Swapo, le Zimbabwe de Robert Mugabe et sa Zanu PF.

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