39ème assemblée plénière annuelle de la Conférence épiscopale du Congo : Le nonce apostolique propose une radiographie de la société congolaise

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Ouverts lundi 16 mai 2011, au C.i.o (Centre interdiocésain des œuvres) à Brazzaville, sur le thème: «Vocation et mission des laïcs dans la société congolaise», les travaux de la 39ème assemblée plénière de la C.e.c (Conférence épiscopale du Congo) se poursuivent normalement, sous les auspices de Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala, président de la C.e.c. A l’ouverture, cinq allocutions ont été prononcées, dont celle de l’abbé Alphonse Taty Mboumba, secrétaire général de la C.e.c, qui a fait la synthèse de la 38ème assemblée plénière qui avait abordé un thème complémentaire à celui de cette année: «L’apostolat des laïcs dans l’Eglise».

Tous les évêques, les ordinaires, les vicaires généraux ou épiscopaux y participent. Parmi eux, Mgr Victor Abagna Mossa, évêque d’Owando et le révérend père Miguel Angel Olaverri, administrateur apostolique du diocèse de Pointe-Noire, qui y participent pour la première fois. Mgr Jan Romeo Pawlowski, nonce apostolique au Congo et au Gabon était l’un des intervenants à l’ouverture, en présence de Mgr Andréa Francia, secrétaire à la nonciature apostolique et les recteurs des grands séminaires du théologat et du philosophat.
Autour du thème central, plusieurs communications font l’objet des échanges et débats, portant sur le point de vue théologique et dogmatique; le Concile Vatican II, pierre milliaire sur le chemin du laïcat catholique; le rôle et l’engagement des laïcs catholiques dans la société congolaise.
A l’ouverture des travaux, le vice-président du C.n.a.l.c (Conseil national pour l’apostolat des laïcs du Congo) a dans son allocution relevé que les laïcs sont comme laissés-pour-compte dans tous les domaines de la vie nationale, notamment au plan politique, culturel et religieux. Pour y pallier, le C.n.a.l.c propose des pistes de réflexion susceptibles d’aider le laïcat congolais à prendre les destinées de son Eglise. Il s’agit de mettre un accent particulier sur la formation des jeunes, en vue d’améliorer le niveau scolaire à travers la redynamisation de l’école catholique, véritable creuset de formation de l’élite congolaise. En outre, le vice-président du C.n.a.l.c a évoqué le problème de l’inculturation de l’évangile qui doit être mis en exergue dans tous les diocèses du Congo afin de relancer les internats. Tout ceci, en vue de donner aux jeunes une éducation digne, sereine et méthodique. Après quoi, a eu lieu l’intervention de Mgr Yves Marie Monot, président de la Commission épiscopale pour l’apostolat des laïcs qui a rappelé le rôle crucial et la mission principale des laïcs dans l’Eglise, celle d’évangéliser le monde.
Prenant la parole à son tour, Mgr Jan Romeo Pawlowski a fait une suggestion à l’Eglise du Congo, d’insérer dans le carnet liturgique la mémoire du bienheureux Pape Jean-Paul II, qui sera commémoré le 22 octobre de chaque année. Il a par ailleurs relevé le manque de contact pratique des laïcs dans l’Eglise, qui sont pourtant des baptisés. «Il faut donc mettre en pratique la vocation du catéchisme de l’Eglise qui consiste au changement de comportements et de mentalités. Et pourtant, il y a des laïcs qui sont engagés dans divers services de l’Eglise. Il ne s’agit pas d’appartenir à l’Eglise, mais d’être dans l’Eglise pour un engagement de foi», a-t-il déclaré. Soulignant aussi qu’un vrai catholique doit accomplir certaines missions dans la société, et que beaucoup de nouveaux mouvements religieux ou sectes arrachent les fidèles laïcs à leur bergerie sans résistance, par manque de formation adéquate. Le nonce apostolique a également proposé une radiographie de la société congolaise.
Ouvrant officiellement les travaux de cette 39ème assemblée plénière, Mgr Louis Portella Mbuyu, a d’abord, souhaité une bienvenue cordiale aux deux nouveaux venus au sein de la C.e.c: Mgr Victor Abagna Mossa et le révérend père Miguel Angel Olaverri. Puis, il a déclaré que les présentes assises revêtent un caractère important dans la mesure où, elles abordent des questions essentielles liées au bien-être de l’Eglise et permettent d’engager une réflexion spécifique dans l’Eglise, celle de servir les personnes et la société. Il s’est interrogé sur la capacité de notre laïcat: armé ou outillé? Un laïcat certes fragilisé par la pauvreté grandissante qui devient de plus en plus inquiétante. Ainsi s’impose la lutte contre la pauvreté et l’impunité, en mettant l’accent sur la formation.
Avant la fin de la cérémonie d’ouverture, Mgr Victor Abagna Mossa a annoncé à l’assistance, le décès par accident de la circulation le jour même, du diacre de son diocèse, Mignon Fred Bassiot, ordonné à Kinkala il y a quelques mois par Mgr Louis Portella Mbuyu. Il a invité les participants à la prière, afin que l’âme de l’illustre disparu repose dans la paix du Seigneur.
Pascal BIOZI KIMINOU