Dimanche des Rameaux et de la Passion -A- : «Basculade à Jérusalem! «Hosanna o Fils de David!» «Crucifie-le! Crucifie-le!»-choisis!

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Textes: Matth. 21,1-11; Is. 50,4-7; Phil. 2,6-11; Matth 26,14-27,66

Quarante  jours durant, nous venons de vivre le Carême, tant bien pour les uns, que mal pour les autres. A chacun d’en faire le bilan… Ce dimanche est dit des Rameaux et de la Passion. C’est l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. Le monde  chrétien, de partout, l’acclame: «Hosanna, ô Fils de David!».Nous entrons, aujourd’hui, avec Jésus, dans la plus grande des semaines de l’année: La Semaine Sainte. Faisons donc route avec Jésus, de l’enthousiasme des Rameaux, des ovations de la foule délirante, au cri du Vendredi Saint sur la croix, de la douleur et de la mort du Vendredi Saint à la joie de la Résurrection. L’entrée triomphale prépare Jésus à l’entrée silencieuse vers le tombeau, en passant par la croix. Le Serviteur de Dieu «comme un Agneau qu’on conduit à l’abattoir» quoiqu’il s’engouffre, ne sera pas confondu. Il déposera, de son plein gré, sa vie pour répondre au dessein de Dieu son Père sur lui et sur nous, et il reprendra sa vie: «Ma vie, nul ne la prend, mais c’est moi qui la donne…». Entrons, donc, frères et sœurs, dans le Christ, dans cette Semaine Sainte, qui annonce, aujourd’hui, la victoire de Pâques: Pas de Vendredi Saint sans Dimanche de Pâques! Les paroles prophétiques prononcées, un jour, par Jésus, toutes ces paroles sur les homicides, trouvent, ces jours-ci, leur réalisation: «Voici que nous allons monter à Jérusalem, le Fils de l’homme va beaucoup souffrir de la part des anciens, des chefs des prêtres et des scribes et être tué et le troisième jour, il ressuscitera», même si Pierre se met à lui faire de vifs reproches: «Dieu t’en garde, Seigneur, cela ne t’arrivera pas!».Réplique de Jésus à Pierre: «Passe derrière-moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route. Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes». (Cf. Matth. 16,21-23). Ce dimanche, dit aussi de la Passion, nous fait découvrir que Jésus est bien le Serviteur souffrant, cf. (Is. 40-55). En écoutant et l’évangile de l’entrée triomphale de Jésus et celui de la passion, nous retrouvons différents acteurs, dont l’Acteur principal est Jésus. Ce sont la foule, les disciples dont Pierre, Jean, Judas Iscariote, les autorités religieuses: scribes et pharisiens, les grands prêtres; les autorités romaines, ces envahisseurs, dont Pilate et Hérode; les femmes de Jérusalem, les soldats, aussi les deux malfaiteurs, ainsi que sa mère, Marie, et les femmes fidèles à Jésus toute sa vie terrestre durant. Voilà dépeinte aussi notre humanité, à travers ces récits. Nous sommes, souvent, ces mêmes acteurs. Jérusalem bascule du «Hosanna ô Fils de David!» au «Mort à cet homme!» «Voilà l’incroyable violence de ce bouleversement!» «Voilà mises à nu les conséquences de nos propres infidélités, de nos trahisons les plus secrètes!» «Voilà décrite la versatilité de l’homme». Ce penseur français l’écrivait: «L’homme est ondoyant et divers» et l’Apocalypse de décrier ce louvoiement: «Je connais ta conduite, tu es ni froid, ni chaud, que n’es-tu l’un ou l’autre. Ainsi, puisque te voilà tiède, ni chaud, ni froid, je vais te vomir de ma bouche» (Apoc. 3,15-17). Toute sa vie publique, Jésus se heurta à une foule incrédule et pervertie, manipulable. Il est rejeté des siens. Jésus pleura sur Jérusalem. Il pleura sur le monde et il offrit sa vie pour sauver l’humanité. Il a pardonné  par sa fidélité aimante nos infidélités. C’est pour cette marée humaine enthousiaste, mais à la fois traitresse, pour nous tous, aimés par Dieu, que Jésus a été élevé sur la croix. Nous avons à l’acclamer, aujourd’hui, et à le glorifier pour la victoire de la vie sur la mort et la joie d’être sauvés. Ayons en nous ce chant de victoire: «Courage, j’ai bel et bien vaincu le monde!» (Jn 16,33). Que Marie, la Mère du «Oui», la fidèle des fidèles à son Fils, jusqu’au pied de la croix, elle, à qui Jésus nous a confiés et qu’il nous a donnée comme Mère, nous accompagne à vivre dès maintenant, en présence de Dieu et d’avoir part un jour à l’entrée victorieuse au Royaume des élus. Demandons au Père de mettre en nous ce poids d’amour qui nous fera comprendre de l’intérieur le «Oui» de Jésus pour notre salut! Amen

Abbé Antoine MADINGOU
Archiviste CEC/CIO

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