5ème Dimanche de carême -A- : «Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu»

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Textes: Ez 37, 12-14; Rom 8,8-11; Jn 11,1-45

Ces derniers dimanches de carême nous entraînent de profession de foi en profession de foi. Et ce, à travers les récits du quatrième évangile de Jean. Et ce quatrième évangile est l’évangile de la foi. Cette foi est centrée sur Jésus et sa Gloire divine. Et il est demandé à chacun de choisir. Croire ou ne pas croire. Celui qui a la foi, marche dans la lumière (Jn 12,46). Pour celui qui refuse de croire, il est, déjà, condamné (cf. Jn 3,18). Sur les traces de Pierre, de Nicodème, de la Samaritaine, il y a quelques jours, ce dimanche, c’est Marthe qui professe: «Oui, tu es le Messie, je le crois, tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde». C’est dire que nous traversons ce temps favorable de 2011 comme un «carême catéchuménal». Pour le rappeler, tout chrétien vit en incessant apprentissage, en perpétuel disciple qui cherche à connaître qui est Jésus, à le découvrir pour obtenir la vie éternelle. La mission de Jésus est rappelée par lui- même: «Moi, je suis venu pour qu’on ait la vie, la vie en plénitude» (Jn10,10). Et ce sera jusqu’au don de sa propre vie par amour pour ses brebis. Jésus donnera la vie, par sa mort et sa propre résurrection, à nos corps mortels. Il en a donné des prémisses, il a rappelé à la vie la fille de Jaïre (Matth. 9,23-27); Jésus rend à sa mère le fils d’une veuve de Naïm qu’on portait déjà au cimetière. Aujourd’hui, il dit à Lazare, sommeillant dans son tombeau depuis quatre jours, d’une voix forte: «Lazare, viens dehors» et à la suite «Déliez-le et laissez-le aller». Ce que Marthe, sa sœur Marie et tous ceux qui étaient venus les assister, viennent de vivre, à savoir: le retour miraculeux de Lazare à la vie mortelle, n’est qu’un signe. Mais, c’est, déjà, la manifestation de la gloire de Dieu. Marthe vient, déjà, d’apprendre que Jésus n’est pas seulement celui qui guérit les malades, il ressuscite aussi les morts. Il  fait plus encore, il sauve les âmes. Et quand à Pâques, ce sera la résurrection de Jésus lui-même, ce ne sera pas le retour à la vie mortelle, mais le passage à la vie de Dieu. Les évangélistes, plus particulièrement Jean, aiment cette expression: «Jésus, avant de passer de ce monde à son père…». Le cercle de la mortalité sera définitivement brisé avec le Christ, par le Christ et dans le Christ». Et, curieusement, cette fois, c’est Marie, la sœur de Marthe, qui sera la première annonciatrice de l’évènement fondamental de la foi. Et nous-mêmes, croyants, nous verrons, enfin, cette Gloire de Dieu, quand Jésus viendra chercher ceux pour lesquels il est mort et ressuscité. Il les appellera chacun par son nom, s’ils sont morts, ils ressusciteront, s’ils sont vivants, ils seront transformés. Il les introduira dans la maison du Père où ils seront  pour toujours avec lui cf.(IThess. 4,13-17). Et la prière de Jésus sera exaucée: «Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où je suis, moi, ils y soient avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire» (Jn 17,24). Rêvant de cette gloire, voici ce qu’écrit Saint Augustin: «Alors, nous serons libres et nous verrons, nous verrons et nous aimerons, nous aimerons et nous rendrons grâce. Vois, c’est ce qui arrivera à la fin, sans fin». Ma sœur, mon frère: «Crois-tu à la résurrection de la chair et à la vie éternelle, y crois-tu?» «Oui, Seigneur, pour tous ceux qui croient en toi, la vie n’est pas détruite, elle est transformée». Amen!

Abbé Antoine Madingou

CEC/CIO

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