4ème dimanche de carême A : «Réveille-toi, ô toi qui dors»!

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Textes: 1Sam16,1b.6-7.10-13a; Eph 5,8-14; Jn 9,1-4

Ce  IVème dimanche de carême nous fait revivre une autre rencontre aussi bouleversante, aussi alerte que celle d’avec la  Samaritaine. Aujourd’hui, c’est l’aveugle-né, sa guérison d’abord mais surtout cette catéchèse que fait Jésus et aux disciples et à tous ces intervenants et au miraculé, qui lui-même confesse d’abord: «Est-ce un pécheur, je n’en sais rien; et maintenant je vois»! Le voilà guéri et ce miracle suscite moult débats houleux entre les différents acteurs. Nous entendons résonner  plusieurs paroles de «révélation» tout autant  de «mise en question» de la vie et du degré de la foi de chacun. 

Retenons au moins que le Verbe de Dieu, Jésus, est venu dans le monde comme la lumière. Et cette venue est cause de salut, de relèvement pour les uns et cause de chute, de perdition pour les autres. Le vieillard Symeon bénit le père et la mère et  dit à Marie, sa mère: «Vois! cet enfant doit amener la chute et le  relèvement  d’un grand en Israël; il doit être un signe à la contradiction; et toi-même une épée te transpercera l’âme !afin que les pensées intimes de bien  des cœurs» (Lc 2,34-35).

Cet évangile de la guérison de l’aveugle-né le confirme. Les hommes à son sujet se divisent. Certains lui font bon accueil et deviennent enfants de la lumière. D’autres le rejettent et préfèrent s’enfermer dans leur caverne de ténèbres. Souvenez vous du mythe  de la caverne de Platon, le philosophe… Ayons toujours en vue le prologue de Jean (Jn 1,1-14).

Jésus, la lumière du monde, vient de recouvrer la vue à  l’aveugle –né. Il est venu chez les siens pour les sortir des  ténèbres qui les tiennent prisonniers.

Toi ma sœur, toi mon frère, le  bain  de ton baptême t’a guéri (e) de ta cécité. Tu t’es mis à l’école du Christ pour le connaitre, le nommer comme l’envoyé de Dieu le Père, tu t’es prosterné pour confesser comme cet homme: «Je crois, Seigneur»!

«Ne revenons donc plus au monde des ténèbres dont-il nous a  tirés. Ecoutons: «Si nous disons que nous sommes en communion avec lui (Dieu),alors que nous marchons dans les ténèbres, nous  sommes des menteurs, nous n’agissons pas selon la vérité, mais si nous marchons dans la lumière, nous sommes en communion, les uns avec les autres, et le sang de Jésus son fils nous purifie de tout pêché» (1Jn 1,5-7).

Nous nous approchons de Pâques où beaucoup des catéchumènes vont sortir du monde des ténèbres à l’admirable lumière de Dieu en se faisant baptiser dans l’eau et dans l’esprit saint. Ce ne sera pas fini pour eux. Comme ce n’est pas fini pour nous, les baptisés déjà. Toute vie de chrétien est de  bout  en  bout catéchuménale.

Apprenons au jour le jour à connaître le Christ lumière du monde. Vivons en enfants de lumière. Toute remise en question adressée à nous doit être une sonnette d’alarme: «Réveille-toi, ô toi qui dors…». Ne l’entendons-nous pas: «Celui qui agit selon la vérité a la lumière»!

Ne manquons pas ce rendez-vous de carême 2011, laissons-nous entrainer dans le  mystère pascal avec Jésus, pour renaître à une vie-nouvelle. En nous mettant à la suite du Christ. N’étions-nous pas avertis du combat à mener, entre la lumière et les ténèbres qui se jouent en nous?

Prions l’Esprit d’amour de nous donner le désir et la  force  d’approcher la lumière qui nous fera sortir de la confusion entre le bien et le  mal, la vérité et le mensonge.

«Seigneur, fais que je voie!

Seigneur, fais que je te reconnaisse!

Seigneur, fais que j’agisse selon la vérité!»

Amen!

Abbé Antoine MADINGOU

Archiviste Cec/Cio