Les premiers mots du nouvel évêque

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*Mgr, un nouveau départ s’amorce dans votre vie?
**Oui, c’est un nouveau départ, mais c’est dans la foi et dans l’espérance que nous voulons l’entreprendre parce que nous sommes des chrétiens et nous ne pouvons rien sans la foi. Lorsque nous disons que c’est dans la foi et dans l’espérance que nous voulons l’entreprendre, c’est que nous voulons l’entreprendre avec Dieu d’abord.

 

*Mgr, le diocèse de Kinkala a une particularité qui fait son défi majeur aujourd’hui: le retour pas tout à fait complet de la paix. Quelle est votre priorité pastorale?
**Il est difficile de dégager déjà aujourd’hui une priorité pastorale, mais il reste tout autant vrai que le diocèse de Kinkala présente beaucoup de défis. Mais les défis sont faits pour qu’on les affronte, pour qu’on les relève. Un épi de maïs on ne le finit pas d’un trait, on le consomme grain après grain. Moi, je viens de succéder à quelqu’un, d’autres succéderont à moi, ils continueront l’œuvre comme disait Saint Paul: que ça soit eux, que ça soit moi, pourvu que le Christ soit annoncé.

*En trois mois, l’Eglise du Congo vient de s’enrichir de deux nouveaux évêques jeunes, pleins d’allant, pleins de dynamisme, qu’est-ce qu’on peut dire de cela?
**Mais c’est déjà Dieu qui est jeune! Le Seigneur reste éternellement jeune. Le Pape François a eu l’occasion de le révéler non seulement aux jeunes mais à toute l’Eglise. Nous espérons que le Seigneur, qui reste Lui-même éternellement, jeune va nous faire bénéficier de cette grâce de la jeunesse pour garder cet allant là et aller jusqu’au bout de là où il veut.


*La reconstruction de Kinkala, en quelque sorte, passe par vous !
**Par moi, ça serait oser de le dire: elle passe par nous, par le peuple de Dieu. Certes le pasteur est devant, il faut qu’il y soit, il a sa place. Mais le relèvement d’un peuple passe par un sursaut aussi de ce peuple-là.

*Merci beaucoup, Monseigneur, et bonne mission pastorale
**Merci à vous et surtout union dans la prière, c’est peut-être le plus grand cadeau que l’on puisse me faire en ce moment-ci.

Propos recueillis par
A.S. MIANZOUKOUTA
et Léandre LECOQ