Judo à Pointe-Noire : Me Tchapi Makosso forge ses bambins

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Il y avait une animation tout à fait particulière, le dimanche 20 mars dernier, au dojo de Me Pierre Tchapi Makosso, sis avenue de l’Indépendance, à Pointe-Noire. Lui-même y organisait l’examen de passage de grade, de la ceinture blanche (9ème kyu) à la ceinture marronne (3ème kyu), à l’intention de ses bambins.

Vêtus de leurs keikogi (vêtements d’entraînement), 56 prétendants aux différents grades, dont 7 filles, s’étaient présentés devant le jury des sensi (Maîtres), pour faire valoir les connaissances acquises pendant les séances d’entraînement.

Le judo est, par excellence, l’art de la souplesse (ju). Il repose sur le principe qu’il ne faut jamais s’opposer, directement, à l’action de l’adversaire, mais utiliser sa force à son profit. Le but est la projection de l’adversaire et sa maîtrise au sol, par les techniques d’immobilisation ou de luxation.

Ce jour-là, les élèves les plus assidus ont exécuté, avec succès, les nage-waza (technique de projection), les ne-waza (technique au sol), les katas de base (techniques enchaînées dans plusieurs directions), le ju-kumité (combat). La dernière étape de l’examen a été l’épreuve orale. Véritable test pour jauger le niveau des élèves. Le jury était intransigeant, sur toute la ligne.

Le verdict est tombé, trois élèves n’ont pu atteindre la moyenne d’admission. La première place a échu à Gérémie Koumba. Me Tchapi n’a pas caché sa joie: «Le judo est un sport, une simple culture physique et non un art de guerre, comme certains le pensent. Le public a, je pense, su apprécier les vertus de cet art martial. Le grade est une marque extérieure de la reconnaissance du niveau atteint par un élève, après une pratique assidue. On doit le mériter. J’exhorte ceux qui n’ont pas réussi à plus de travail, pour des lendemains meilleurs. Pour tout dire, je suis très content du travail réalisé par mes élèves, devant ce jury neutre».

Equateur Denis NGUIMBI

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