FINANCEMENT DU SPORT CONGOLAIS : Se libérer de l’Etat, un tournant pour le mouvement sportif

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La question du financement du sport congolais n’a jamais été aussi actuelle que durant ces dernières années. La baisse drastique des crédits alloués cette année par l’Etat, qui sont passés de 1 milliard à 400 millions de francs CFA, a contraint le ministre des Sports Hugues Ngouelondélé à convoquer vendredi 12 juin dernier la session inaugurale du Comité de gestion du Fonds national pour la promotion et le développement des activités physiques et sportives.


La réunion de ce Comité, a déclaré le patron du sport congolais, a pour objets principaux : l’examen et l’adoption de son règlement intérieur, de son programme d’activités et du budget exercice 2020. Outre ces points inscrits à l’ordre du jour, il doit réfléchir aussi au besoin urgent de financement de la promotion et du développement du sport. En effet, les moyens financiers que réclament l’organisation et le développement du sport sont nettement au-dessous des nombreuses sollicitations et engagements de l’Etat dans la quasi-totalité des compétitions sportives. Sans parler de la prise en charge du sport à la base, «notamment à l’école et à l’université sans lesquels il n’y pas de sport de haut niveau. Mais aussi le recyclage des formateurs et des administratifs», comme l’a indiqué le conseiller au sport du chef de l’Etat, Pascal Akouala-Goëlot.
Il ne s’agit pas de réinventer un nouveau mode de financement du sport congolais. Une loi a créé le Fonds national du sport. Elle fut promulguée le 31 juillet 2000 par le Président de la République. Pour l’alimenter, ses géniteurs, parmi lesquels l’ancien ministre André Okombi Salissa, avaient identifié les recettes issues des manifestations sportives qui, malheureusement, sont maigres; les revenus d’exploitation commerciale et publicitaire des équipements et des établissements sportifs ainsi que des manifestations sportives radiodiffusées et télévisées ; les taxes spéciales sur l’alcool et le tabac ; le produit du prélèvement sur les sommes engagées aux paris sportifs et aux paris mutuels urbains; la contribution du budget de l’Etat et des collectivités locales; les amendes issues des sanctions; les dons et legs. Les membres du Comité de gestion doivent avoir la capacité d’aller chercher des financements autres que ceux de l’Etat, comme le résume Pascal Akouala. « Il faut avoir une bonne communication pour convaincre les grandes sociétés à inscrire le sponsoring des activités physiques et sportives dans leurs lignes budgétaires », souligne-t-il.
Bref, une campagne de communication bien menée saura augmenter la notoriété du Comité auprès des entreprises ciblées. Les choses n’en vont pas autrement sous d’autres cieux.

Jean ZENGABIO

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