Réaction de l’Association les Amis de Rick Bokilo, suite aux propos d’Alain Mabanckou

Note utilisateur:  / 6
MauvaisTrès bien 

Monsieur Alain Mabanckou, citoyen français d’origine congolaise, vivant entre la France et les Etats-Unis d’Amérique, ne connaissant rien de la politique de son pays d’origine, s’est permis de faire une incursion dans la vie politique du Congo. Il est vrai qu’en tant que citoyen du monde, il peut avoir une opinion. Mais, de là à s’immiscer dans des histoires propres aux Congolais, je me pose la question de s’avoir de quel droit.

 

Dans son propos, il utilise des moyens peu conventionnels, pour parvenir à ses fins.
C’est lamentable et pitoyable. Je me suis permis, pour étayer mes propos, de le citer et ceci pour permettre aux Congolais de voir à quel type de personnage ils ont affaire: «Monsieur le président (François Hollande), nous autres «Noirs de France», quelles que soient nos origines ou nos nationalités, vous regardons. Et vous le savez, nous sommes nombreux à voter en France et à contribuer à son destin. Il est évident que cette tragédie qui ennuage le Congo-Brazzaville sera dans nos esprits, lorsque nous déposerons nos bulletins dans les urnes, pour la prochaine élection présidentielle française».
Déjà, M. Alain Mabanckou ne vote pas au Congo mais en France. Il fait chanter le président français, pour obtenir, de sa part, une quelconque infirmation des élections congolaises ayant reconduit le président Dénis Sassous-Nguesso à la magistrature suprême.
Je tiens à signaler à Monsieur Mabanckou, que depuis le 15 août 1960, le Congo est un pays indépendant et souverain. Il a en mains sa destinée et les raisons de sa politique. Le Congo n’est ni un protectorat français, ni un pays sous tutelle de la France et de son président.
S’il veut faire de la politique dans son pays d’origine, alors il se déclare en grand, sans chercher des alibis, pour attirer sur lui des regards bienveillants. Il ne doit pas le faire en salissant la souveraineté du Congo et surtout, du peuple congolais qui a élu Monsieur Denis Sasssou-Nguesso et lui a confié la gestion de ses destinées; et de deux de la cour constitutionnelle qui a reconnu sa victoire. Ne pas le reconnaître c’est faire insulte à la conscience collective des Congolais et à la souveraineté du Congo.
Monsieur Mabanckou, votre chantage à Hollande en lui demandant de ne pas reconnaître la victoire du président congolais est pitoyable. Vous, un écrivain de renom, vous vous replongez volontiers dans une inconscience malveillante et en même temps vous ramenez les relations entre le Congo et la France à l’ère néocoloniale que tous les Africains dénoncent avec vigueur.
Honnêtement Monsieur Mabanckou est un grand écrivain, mais il ne doit pas se faire un piètre politicien, car il semble mélanger les torchons et les serviettes et brader la souveraineté du Congo à la France. En aucun cas, les Français se seraient empressés de demander au président congolais de valider les élections présidentielles en France et surtout de donner son avis. Alors pourquoi le président français en ferait-il autant? On le comprend, car il vit encore «sous l’époque néocoloniale et sous tutelle».
Une fois de plus, nous nous sentons offusqués par les propos de Monsieur Mabanckou qui place le Congo aux côtés des Etats comme la Corée du Nord. C’est s’y méprendre.
Pour une personne qui veut apporter un plus dans l’histoire de son pays d’origine, nous en sommes étonnés, car le Congo est pays respectable et respecté et il a une histoire que le monde connaît.
Vouloir placer le Congo sous tutelle, il doit se remémorer les pays comme la Lybie ou l’Irak que la communauté internationale, avec les Etats-Unis et la France comme leaders, ont bien voulu gérer. Nous croyons qu’il y règne encore le chaos.
Alors, nous demandons de laisser le Congo suivre le cours de son histoire en paix.
En somme, nous lui demandons de s’engager, clairement en politique dans son pays d’origine, pour apporter sa pierre à l’édifice et le construire par des opinions valables et constructives. Médire est sans doute facile, alors qu’il soit un grand responsable politique comme le grand écrivain qu’il est.

Rick BOKILO
(Président)

Informations supplémentaires