L’intermédiation financière est-elle aujourd’hui efficace en Afrique?

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La finance en Afrique demeure un vaste sujet, tant beaucoup a été fait et, paradoxalement, tant beaucoup reste à faire. Les instruments de la finance existent; les banques, les établissements de microfinance, les établissements financiers travaillent suivant les règles de l’art et sont globalement efficaces. Leurs activités en faveur d’une clientèle qui s’élargit chaque jour sont continuellement en hausse. Et dans l’ensemble, ces établissements se portent bien. Prudents et responsables, ils n’hésitent pas également à innover pour offrir des produits adaptés aux besoins de la clientèle.


Dans nombre de pays africains et au Congo en particulier, l’industrie financière fait partie de la vitrine moderne de l’économie. Le taux d’accès aux services financiers progresse dans les grandes villes, comme dans les localités de l’arrière-pays reliées aux centres urbains. L’épargne captée par les établissements régulièrement agréés concerne de plus en plus de populations, y compris parmi les plus modestes. De même que les possibilités de crédits augmentent. L’enracinement social de la microfinance, la diversification de l’actionnariat bancaire dans l’ensemble, l’émergence d’une classe moyenne possédant à la fois une capacité d’épargne et un pouvoir d’achat, la volonté individuelle de s’insérer socialement par une activité productive durable contribuent à amplifier ce phénomène. Les chiffres sont disponibles. On pourrait les empiler pour étayer ce constat, mais ce n’est pas l’essentiel de la présente analyse.
Dans le contexte du Congo-Brazzaville, l’évolution de l’activité bancaire peut être considérée comme positive. Il reste, cependant, qu’une frange de la population, et c’est un euphémisme dans un pays en développement, n’a pas encore accès au financement bancaire. De ce fait, nul doute que des vocations entrepreneuriales se perdent, des idées peut-être lumineuses de création de richesses disparaissent, des projets d’entreprises n’aboutissent pas, faute de financements. Les Etats, à défaut du rendement optimal de l’impôt en raison du niveau de l’informel dans l’économie réelle,  et  à cause d’une certaine atonie des marchés financiers locaux, se sont souvent tournés vers les bailleurs de fonds internationaux. Des particuliers, soucieux de consommer, d’entreprendre ou d’investir dans l’immobilier par exemple, se résignent au  financement informel, tandis que certaines entreprises individuelles fragiles tentent de survivre entre le manque de financement et les aides informelles multiformes, avant probablement de disparaître.
De l’observation du fonctionnement de l’industrie bancaire dans le pays et dans la sous-région, il ressort que l’offre de services financiers apparaît en définitive inférieure à la demande. L’évolution de l’offre, quoiqu’en progression, suit son propre rythme, en accord sans doute avec les contraintes du marché. Fort de ce constat, les autorités bancaires (Etats, régulateurs et les professionnels du secteur) ont réagi dans deux directions: l’amélioration du cadre général et un regard utile sur le renforcement de la qualité de la demande de crédit par une réflexion pertinente sur les freins au financement (1) et la mise en œuvre des mesures incitatives en direction des banques pour accroitre la quantité de crédits distribués afin de la porter au niveau de la demande (2).
Ces différentes pistes, si pertinentes soient-elles, semblent en réalité en dessous du problème. En effet, en dépit de progrès indéniables, la finance congolaise et la finance africaine semblent faire face à un blocage. Le problème fondamental paraît être celui de l’inadéquation institutionnelle. Cette inadéquation se traduit par un déséquilibre  profond entre le type d’institutions financières présentes en Afrique (subsaharienne en développement) et la spécificité de la demande de financement dans un contexte de pays en développement où le secteur privé local est encore faible et où les capitaux longs nécessaires à l’investissement de même nature sont rares. Les différentes réformes entreprises dans ce secteur sont en elles-mêmes cohérentes. Elles ont certainement permis de résoudre des problèmes techniques à différents niveaux. Mais, il s’agit à présent de se poser la question de l’efficacité globale de la finance africaine ou de la finance en Afrique. La valeur intrinsèque de chaque établissement de crédit n’est pas en cause. Elle est même généralement satisfaisante. La question est celle de savoir si le dispositif d’ensemble (les instruments existants, les stratégies des acteurs du secteur, l’état des financements offerts, etc.) est de nature à ouvrir ou non un cercle vertueux susceptible de permettre l’enrichissement du plus grand nombre et particulièrement de ceux qui entreprennent. Autrement dit, est-ce que l’intermédiation financière est aujourd’hui efficace en Afrique? Le débat récurrent sur la faiblesse des garanties bancaires comme principal facteur explicatif du sous-financement de l’économie ne révèle-t-il pas le contraire?  
Pour tenter d’apporter quelques éléments de réflexion en rapport avec cette problématique, on peut, avec des mots simples, mettre en exergue deux aspects qui me semblent importants:
a-) la place de l’informelle dans la compréhension des modes et circuits de financement dans la société;
b-) le chainon manquant de la démarche de valorisation de l’industrie bancaire en Afrique.

1- La finance africaine et la finance de l’ombre

Sans pouvoir donner de chiffres précis et pour cause, l’on peut constater la réalité de l’économie informelle dans nombre de pays africains.  Le secteur de la finance ne fait pas exception. Nombre d’activités socio-économiques, nombre de contrats sans écrit et actés par la parole donnée se traduisent par des transactions monétaires.
Au sein d’une même famille ou entre amis, entre collègues de bureau ou au quartier, ces transactions sans support existent. Elles se nouent et se dénouent plus ou moins bien. Cette finance de l’ombre «désintermédiée» et dématérialisée est une part de la finance africaine. Elle n’a pas pris le train de la bancarisation. Elle n’a pas réussi à s’insérer dans celui de la microfinance. De toute évidence, elle est restée en marge des tentatives de régularisation. Dès lors, la question qu’on peut se poser est celle de savoir si cette finance, qui a déjà inventé ses propres instruments de fonctionnement, accédera à la reconnaissance des régulateurs. Dans le prolongement de ce questionnement, peut-être devrait-on parler de finance parallèle sans aucune possibilité d’encadrement réglementaire.
Pour le régulateur, la tâche n’est pas aisée. Il doit prendre le temps d’assimiler une activité qu’il ne connaît pas. Une activité qui porte des risques certes, mais  qui pourrait aussi receler des gains ou des avancées significatives pour la finance. En principe, la régulation vise une activité qui existe déjà et le «timing» de l’intervention du régulateur est particulièrement important. Alors qu’une intervention tardive laisse prospérer des risques pour la stabilité financière, une intervention précoce peut étouffer une initiative porteuse d’innovation. Pour ces activités inhabituelles, la régulation peut également prendre des formes nouvelles et décentralisées au plus près de l’action, afin de permettre aux régulateurs de se consacrer à l’essentiel c’est-à-dire le suivi des structures plus classiques.
Il a fallu aux autorités monétaires beaucoup de courage et de perspicacité pour reconnaître la valeur de la microfinance. Peut-être faudrait-il poursuivre cet effort d’analyse de l’inconnu, pour mieux appréhender ce que nous apprennent ces différentes manifestations de l’innovation des pratiques financières hors-cadre. La reconnaissance officielle et aujourd’hui internationale de la finance islamique constitue une bonne illustration de cette idée. En effet, à contre-courant des règles communément admises, la finance islamique a pour élément déterminant le bannissement de l’intérêt dans les transactions financières plus précisément dans les opérations de prêts d’argent. Ainsi donc, le principal moteur du crédit,  la traduction la plus courante du risque de crédit qu’est le taux d’intérêt est purement et simplement abandonné sans que l’édifice financier ne s’écroule. C’est la confirmation de l’évidence selon laquelle, en finance comme dans tous les autres domaines de la vie socio-économique, il faut partir des idées pour construire les schémas de fonctionnement. Les produits financiers traduisent à cet égard des montages qui reflètent des principes, des idées, des volontés à formaliser dans des contrats adaptés. Et visiblement, la finance islamique a réussi. Elle a des institutions crédibles, des volumes de transactions appréciables et une clientèle de plus en plus nombreuse.
La finance islamique n’est plus informelle. Elle est enracinée dans les valeurs culturelles ou religieuses  des populations concernées. La finance islamique a donc certainement existé longtemps dans l’ombre avant d’être trouvée et valorisée par les institutions et les autorités compétentes. Peut-on, dans le contexte proprement africain, engager le même processus? C’est-à-dire à partir des habitudes culturelles et des réalités presque intangibles ancrées, ayant une traduction en termes de transactions monétaires, construire des instruments d’une finance africaine qui soit à la fois efficace et populaire?
Si l’on veut bien se donner la peine de revenir aux sources du métier pour intégrer le fait que le facteur-clé du développement de la finance, c’est la confiance mutuelle entre ceux qui offrent les services financiers et ceux qui sont censés y recourir, il nous faut élargir le cadre d’analyse pour savoir si, aux plans technique, sociologique et culturel, l’offre est bien adaptée à la demande. En volume, certainement pas encore, mais est-ce bien là la seule inadéquation?

2- La finance africaine et le chainon manquant du raisonnement

Dans les pays avancés, la finance classique finance les besoins de consommation et les investissements des ménages. Elle finance aussi les entreprises. Elle tire vers le haut la production des biens et services de grande consommation, en donnant aux ménages les moyens d’y accéder. Elle offre, par ailleurs, aux producteurs, donc aux  entreprises, les concours financiers qui permettent d’assurer la production à travers le financement des besoins de trésorerie ainsi que  l’investissement. Ainsi, l’intermédiation permet non seulement d’accroître les ressources des banques par une collecte efficiente des dépôts, mais elle met également les banques en position d’alimenter, par le crédit, la machine de la production au bénéfice des entreprises et de leurs clients qui se trouvent être aussi clients des banques.
L’on peut alors percevoir clairement le rôle de l’industrie bancaire dans le processus de création de richesses dans la société. Il y a, dans le fonctionnement de la finance, un double pari:
1- le pari des personnes physiques ou morales qui font le choix de confier la gestion de leur épargne à des institutions dont c’est le métier. Cette démarche reflète à la fois la confiance dans la valeur des contrats, la confiance dans les institutions que sont les banques, les juges, l’Etat et les superviseurs et la confiance dans l’avenir et dans la prospérité individuelle et collective. C’est pourquoi le premier signe inquiétant de la faillite bancaire, c’est le retrait incontrôlé et frénétique des avoirs par les clients gagnés par la peur de tout perdre, à la suite de la perte de confiance dans l’établissement. Chacun peut à cet égard mesurer l’impact de la rumeur sur la stabilité bancaire. Par conséquent, lorsque dans une société, la culture sociale donne autant de valeur à la rumeur qu’à l’information, les bases du déficit de confiance sont posées pour longtemps, et ceci bien évidemment au détriment de l’essor de la finance. A ce titre, l’apparition d’Internet, qui favorise sous d’autres cieux la réalisation des opérations bancaires à travers la simplification des procédures administratives, peut devenir une nouvelle source d’instabilité financière dans les pays en développement, en raison de la profusion d’informations ou de simples rumeurs diffusées sans la moindre précaution. Il existe peu de perspectives de développement de la finance dans un contexte socio-culturel  qui crée, entretient, diffuse et aime la rumeur.
2- le second pari est fait par les institutions financières qui font, à leur tour, le choix d’accompagner leurs clients (particuliers et entreprises) dans la réalisation de leurs projets. Ce choix est, dans une certaine mesure naturelle, puisqu’il s’agit pour les banques d’aider ceux qui d’ordinaire leur prêtent de l’argent (les déposants) à emprunter à leur tour. Certes, ce ne sont pas toujours les mêmes, mais globalement, le schéma de l’intermédiation consiste à rendre fluide, dans l’intérêt du banquier d’abord, la circulation de l’argent entre les clients d’une banque ou du système bancaire dans son ensemble. A l’arrivée, cette fluidité donne des capacités financières aux personnes qui peuvent ensuite les transformer en actes de création de valeur sur le plan économique. Comme indiqué plus haut, le métier de banquier permet en définitive de fournir à l’économie réelle, celle de la production des biens et services valorisables, les moyens financiers nécessaires à son fonctionnement.
La mise en œuvre réussi de ces deux paris qui recouvrent, au fond, les deux aspects  de l’activité bancaire suppose d’avoir des ménages ayant une capacité d’épargne ou un pouvoir d’achat et des entreprises en capacité de production. Il convient également d’ajouter l’existence des marchés de biens et services organisés, dynamiques et encouragés par une société qui, dans sa démarche collective, accepte l’enrichissement des plus entreprenants (au sens noble), refuse la pauvreté, accepte également de beaucoup consommer et souscrit suffisamment à la valeur travail, en produisant ce dont elle a besoin. Aussi, à partir des signaux envoyés par l’économie réelle, sa nature, son niveau d’organisation et ses capacités productives, la finance trouvera facilement ou ne trouvera pas les créneaux de son épanouissement. La finance indirecte n’innove pas pour le plaisir. Colée à la réalité de l’économie, elle innove pour suivre une réalité productive qui évolue et offre plus d’opportunités de financement. Il n’y a assurément pas de dynamisme bancaire sans dynamisme de l’économie réelle, car le premier relève de l’économie de service qui accompagne le frémissement industriel porté par les entreprises, avec ou sans l’Etat.
Au fond, pour avoir une finance africaine efficace, il faut au préalable résoudre le problème du modèle de finance qu’il faut à l’Afrique, lequel modèle ne doit pas être une juxtaposition d’instruments, en dehors d’une stratégie globale. Il faut donc répondre à la question de savoir qui sommes-nous (en termes de capacités financières et entrepreneuriales et en termes de besoins de financement)? Et à celle de savoir comment vivons-nous ou bien que faisons-nous de notre argent?  Il s’agit de faire en sorte que l’argent des uns serve à ceux qui veulent entreprendre et créer davantage de richesse dans l’économie, sans préjudice pour les premiers. Il s’agit donc de mieux organiser les circuits de gestion de l’argent des particuliers et des entreprises dans la collectivité, afin de le mettre au service du développement.  
La finance africaine tant souhaitée est celle qui permettra de mettre les institutions financières en mouvement, à l’intérieur de cette dynamique bénéfique à tout point de vue.
Donc, réfléchir sur la finance africaine ou congolaise sans engager une analyse approfondie sur l’économie africaine en général et sur l’état du développement industriel  en Afrique en particulier ne me paraît pas efficace. La profondeur du développement des industries (manufacturières ou de services hors secteur bancaire bien entendu) dans un pays donne la mesure de la capacité de son système financier. Il est difficile d’avoir une finance forte dans une économie qui ne l’est pas encore.
L’industrie financière se nourrit de la vitalité des autres industries, lesquelles lui offrent les opportunités nécessaires pour accroître son portefeuille et donc pour alimenter sa rentabilité et, partant, sa solidité financière et donc ses capacités d’intervention. Une autre manière de formuler la même idée est de dire que la finance (directe ou indirecte) accompagne et soutient l’économie. Elle ne saurait trop anticiper sur le réel, au risque de créer des bulles spéculatives. Mais, elle ne peut pas non plus se permettre d’être trop en retard par rapport aux besoins réels de financement, pour susciter ou préserver la dynamique de croissance. Par ailleurs, l’argent des banques qui permet aux entreprises d’investir est un élément parmi tant d’autre de la vitalité de ces mêmes entreprises. Un débat de fond sur l’état de l’entreprise paraît nécessaire. Ainsi, parlant d’entreprises, leurs structures internes de gestion, l’engagement de leurs managers, le sérieux de leurs salariés, la pertinence de leurs stratégies et la profondeur de leurs marchés donnent à leurs produits (biens ou services) une existence propre à laquelle le financement bancaire apporte une certaine pérennité.
En effet, il existe plusieurs définitions possibles de l’entreprise, en fonction des critères que l’on met en avant. Qu’il s’agisse de l’aspect social ou juridique ou encore de la taille par le chiffre d’affaires ou par les marchés à travers lesquels elle déploie ses activités, l’entreprise peut être définie différemment. Mais, toutes ces définitions se rejoignent sur un point: l’entreprise est une organisation qui mobilise des moyens humains, matériels et financiers pour atteindre des objectifs de profit, de reconnaissance et de participation à la vie socio-économique de l’espace de ses implantations. L’entreprise vit dans un environnement qui la renforce ou, au contraire, l’affaiblit; elle emploie des êtres humains qui par leurs façons de penser ou d’agir en font un fleuron ou un gouffre; elle est le lieu de l’émulation ou non ; en fonction des règles qu’elle se donne, en fait que la communauté humaine qui la compose se donne, l’entreprise se projette dans l’avenir ou  non. Quel que soit le bout par lequel on aborde la question, l’entreprise demeure un espace humain organisé avec des règles et des intérêts à défendre. Née dans le secret et par la volonté de ses promoteurs, elle se fait connaitre par son immatriculation, ses produits et ses plus fidèles ambassadeurs que sont ses ressources humaines.
Avant de parler des forces et  faiblesses de l’entreprise en général dans le contexte africain ; avant de permettre à la collectivité nationale d’en prendre conscience et de formuler les contours de l’aide à apporter à l’entreprise, il y a, au départ, le projet de l’entreprise. Pas ce que l’entreprise est, mais ce qu’elle entend apporter à la communauté. Pour ce faire, il faut comprendre la place que la communauté nationale, dans sa façon de penser et de vivre, réserve à l’entreprise, pour ajuster le contenu de l’apport de la finance africaine.
Enfin, le financement bancaire, c’est de l’argent qui est injecté directement (prêts aux entreprises) ou de manière indirecte (prêts aux particuliers) dans un processus de production. S’agissant particulièrement des entreprises, ce processus doit être solide en amont (avant les financements) et en aval (après les financements) permettant ainsi à la finance de jouer son rôle. En Afrique, plus qu’ailleurs, tant que l’on n’aura pas porté une attention particulière, une analyse critique et constructive sur la qualité des processus de production ou simplement sur la production économique, la finance africaine fera peu de miracles pour accélérer le développement. Avant de parler des forces et  faiblesses de l’entreprise en général dans le contexte africain ; avant de permettre à la collectivité nationale d’en prendre conscience et de formuler les contours de l’aide à apporter à l’entreprise, il y a, au départ, le projet de l’entreprise. Pas ce que l’entreprise est, mais ce qu’elle entend apporter à la communauté. Pour ce faire, il faut comprendre la place que la communauté nationale, dans sa façon de penser et de vivre, réserve à l’entreprise, pour ajuster le contenu de l’apport de la finance africaine.
Enfin, le financement bancaire, c’est de l’argent qui est injecté directement (prêts aux entreprises) ou de manière indirecte (prêts aux particuliers) dans un processus de production. S’agissant particulièrement des entreprises, ce processus doit être solide en amont (avant les financements) et en aval (après les financements) permettant ainsi à la finance de jouer son rôle. En Afrique, plus qu’ailleurs, tant que l’on n’aura pas porté une attention particulière, une analyse critique et constructive sur la qualité des processus de production ou simplement sur la production économique, la finance africaine fera peu de miracles pour accélérer le développement.

J.C.  ONDAYE-EBAUH
Secrétaire Général du Conseil National du Crédit


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