Benjamin Bounkoulou, élu député à Boko-Songho : «Nous avons remporté une victoire complète, sans tricherie»

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Benjamin Bounkoulou, président de l’U.r (Union pour la république), a remporté l’élection législative 2012, dans la circonscription unique de Boko-Songho, dans le département de la Bouénza, avec 55,10% ,devant le candidat de l’U.pa.ds, Joseph Dadhié Yedikissa, ayant obtenu 44,90%. Dans l’interview qu’il nous a accordée, il parle de la stratégie qui lui a permis de remporter l’élection et des échéances politiques à venir, notamment les locales de 2013. Il estime avoir remporté une victoire complète, sans tricherie. Parlant du déroulement de cette élection, il a indiqué qu’il a eu à faire face non seulement aux candidats de l’opposition, mais également, à certains candidats de la majorité.
* Monsieur le député élu de Boko-Songho, quel est le sentiment qui vous anime, après votre victoire au deuxième tour des législatives?
** Merci pour l’occasion que La Semaine Africaine m’offre de m’exprimer dans ses colonnes, après cette victoire électorale. Mon sentiment ne peut être qu’un sentiment de satisfaction et de joie. Parce que ça n’a pas été facile. Nous avons eu à faire face non seulement aux candidats de l’opposition, mais également, à certains candidats de la majorité, qui soit, étaient candidats et ne sont pas arrivés au deuxième tour, ou qui devraient être candidats, mais qui avaient été retirés.
Dans ces conditions, nous avons donc lutté sur plusieurs fronts. Mais nous avons apprécié la sérénité de nos électeurs et de toute l’équipe de campagne que j’ai amenée, malgré les provocations et les injures. Nous avons fait une campagne responsable et tout s’est déroulé dans de très bonnes conditions. Aujourd’hui, les résultats sont là, nous avons remporté une victoire complète, sans tricherie.

* Quelle stratégie avez-vous élaborée pour remporter cette élection?
** Nous sommes arrivés dans un terrain qui était complètement miné par l’opposition et comme je l’ai dit, tantôt, certains de nos collègues, qui étaient considérés comme étant de la majorité, ne l’étaient pas, en réalité. Dans les villages de certains candidats retirés de la majorité ou qui ne sont pas parvenus au deuxième tour, nos résultats étaient catastrophiques.
Nous avons présenté aux populations notre vision du district. Comme le député n’a pas de projet de société, nous avons présenté notre programme, à partir du bilan de ce que nous avons fait pour ce district, sans avoir été élu. Et nous avons conçu un autre programme, en rassurant les populations, que si nous sommes élu, nous ferons plus que ce que nous avons déjà fait dans différents domaines. Pour leur prouver notre sincérité, en pleine campagne électorale, nous avons commencé l’adduction d’eau dans le district et au centre même du district. Nous avons tiré trois axes qu’on a amenés jusqu’à l’hôpital de Boko-Sogho. Ce sont des actions concrètes que les populations apprécient. C’est sur la base de notre programme que les populations nous ont fait confiance. Dans le passé, nous leur avons fait des dons multiformes et régler certains problèmes. Or, nos adversaires n’avaient aucune proposition à leur présenter. Le peuple n’est plus dupe, il connaît, lui-même, de quel côté il va et de quel côté il trouve son intérêt. Et l’injure n’est pas un programme.

* Que va-t-il se passer au niveau de votre parti?
** Avant cette échéance politique, le parti va être redynamisé. Ceci pour plusieurs raisons. D’abord, il y a des instances qu’on n’a pas renouvelées, depuis longtemps. Ensuite, vous savez, les Congolais sont devenus comme des poules, si on jette du maïs ici, ils courent, on jette du riz, là bas, ils courent. Il y a certains camarades qui ne sont plus avec nous et qui ont changé, croyant aller trouver le bonheur là où ils sont partis. Malheureusement, ils regrettent, aujourd’hui, les décisions qu’ils ont prises. Donc, nous allons commencer la restructuration du parti, avant la fin de l’année, pour mieux préparer les élections locales.

* Qu’envisagez-vous faire pour les jeunes?
** J’ai décidé de mettre à leur disposition des écrans géants, pour leur permettre de suivre ce qui se passe au plan national et international. J’ai, également, décidé de prendre en charge les filles-mères, par la création d’un petit centre de formation à la coupe et couture, pour qu’elles puissent apprendre un métier et se prendre en charge. Les frais de formation seront à ma charge. A la fin de formation, il sera remis à chaque apprenante une machine à coudre. Pour les jeunes garçons, je vais encourager quelques associations œuvrant dans le cadre du développement, en leur apportant du matériel qu’il faut pour leur travail (matériel aratoire, pelles, houes, machettes, râteaux, arrosoirs, brouettes, bottes). J’ai, également, décidé de prendre en charge la formation des jeunes qui apprennent un métier dans un centre. Ceci pour lutter contre l’oisiveté et le désœuvrement des jeunes.

Propos recueillis par
Pascal Azad DOKO

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