Presse : Un nouveau siège pour le journal gouvernemental, «La Nouvelle République»

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L’organe de presse d’Etat, «La Nouvelle République», vient d’être doté d’un nouveau siège, un immeuble d’un niveau construit à Nkombo, dans l’enceinte du C.n.r.t.v (Centre national de radio et télévision), en banlieue Nord de Brazzaville. Construit par l’entreprise chinoise, B.r.c.c, sur financement de l’Etat, le nouveau siège du journal public a été inauguré, officiellement, le vendredi 10 août 2012, par le ministre Pierre Mabiala, représentant le ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice et des droits humains, coordonnateur du pôle de la souveraineté, en présence du ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, chargé des relations avec le parlement, Bienvenu Okiemy, du ministre Mathieu Martial Kani, et du président du Conseil supérieur de la liberté de communication, Philippe Mvouo.

Créée par décret n°98389 du 9 novembre 1998, sur les cendres du quotidien «Mweti», «La Nouvelle République» a occupé, pendant dix ans, les annexes de l’Imprimerie nationale, à Bacongo, le deuxième arrondissement de la capitale Brazzaville. C’est ainsi que le journal, qui prend un rythme de parution hebdomadaire, fera sa première parution, en août 1998, soit neuf mois après sa création.
Par la construction de ce siège, le gouvernement entend ainsi offrir à ce journal national, des conditions de travail bien meilleures. «Je prends, solennellement, l’engagement de faire capitaliser ce siège mis à notre disposition», a précisé Godefroy Yombi, directeur général de «La Nouvelle République».
Pour le ministre Bienvenu Okiemi, l’accès à des meilleures conditions de travail doit ouvrir la voie à des meilleurs capacités de réflexion dans l’activité de presse ainsi qu’à de nouvelles capacités de production et de commercialisation. Selon lui, «La Nouvelle République» doit jouer, dorénavant, le rôle de locomotive de la presse congolaise, en commençant par organiser ses ressources humaines et à les ordonner, à déterminer ou à redéterminer les créneaux d’information sur lesquels intervenir, à faire preuve de professionnalisme. Et ce rôle de locomotive se jouera dans la capacité de la Nouvelle République à occuper le terrain sur la base de l’engagement statutaire du journal. A ce titre, le ministre a promis revoir à la hausse le budget de cet organe de presse qui compte 101 agents dont 60 hommes et 32 femmes. «Le ministre de la communication, que je suis, accompagnera, avec davantage d’assurance, les projets associés à cette nouvelle donne qui permettra de s’inscrire dans une perspective réelle beaucoup plus enrichissante», a-t-il déclaré, tout en faisant savoir qu’il va initier des réformes au sein de cet organe de presse.
C’est pourquoi, Bienvenu Okiemy qui rêve d’un grand groupe de presse d’Etat qui pourrait rassembler, non seulement, La Nouvelle République, mais également, un journal sportif et culturel et un magazine économique, a estimé que ce bâtiment doit produire de bons fruits  et de bons résultats. Car, «il serait dommage que tant d’efforts du contribuable congolais n’aboutissent qu’à une reproduction des récriminations qui appelaient le changement que nous opérons, aujourd’hui», a-t-il précisé.

Cyr Armel YABBAT-NGO

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