P.c.t (Parti congolais du travail) : Les fruits des réformes et de l’ouverture du parti

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Avec ses 89 députés, le P.c.t est sorti largement vainqueur des élections législatives de 2012. Ce score, qui étonne plus d’un observateur, est, souvent, critiqué, au motif que les candidats de l’ex-parti unique ont usé de méthodes pas tellement conformes à la démocratie pour se faire élire. Mais, en réalité, c’est un score qu’il faut aussi lire en termes de résultats d’un grand travail de réforme du parti, qui commença en 2010, avec le fameux état des lieux.

Au Congo, très peu de partis tiennent leurs congrès, pour renouveler, démocratiquement, leurs instances dirigeantes. Conséquence: les mêmes sont aux commandes, durant des années, quand bien même les militants veulent le changement. C’est ce que le P.c.t a compris. L’état des lieux dressé en 2010 fut un cinglant désaveu à la direction du parti. Pour respecter la volonté de la base, il n’y avait plus d’autres solutions que d’aller au congrès. Et c’est un congrès extraordinaire d’ouverture qui fut tenu, en juillet 2011, avec comme résultat, un profond renouvellement des instances dirigeantes. Ce ne fut pas facile d’en arriver là. Mais, après avoir manqué le projet de refondation, la survie du P.c.t passait, alors, par un congrès d’ouverture qui se concrétisa par l’intégration de plusieurs partis de la majorité. Des figures emblématiques ont été écartées de la direction nationale du parti, au profit de nouveaux cadres.
Autre décision importante: celle de choisir, pour les élections législatives, des candidats jouissant d’une bonne assise électorale dans leurs circonscriptions respectives. Même si le principe d’élections primaires fut écarté, la commission d’investiture a mené un travail pertinent de choix des candidats. Il est vrai que certains cadres ont contesté cette façon de faire, parce qu’ils n’avaient pas été choisis, et se sont présentés en indépendants. Mais, on peut, tout de même, reconnaître que le large score obtenu par le P.c.t aux élections législatives émane, aussi, du bon choix de ses candidats, de manière générale.
Pour le secrétariat permanent, la satisfaction est grande du travail abattu. A lui seul, le P.c.t compte 89 députés dans la treizième législature. Du jamais vu dans notre pays, depuis la restauration de la démocratie, en 1991. Et même si les critiques pleuvent, il y a lieu de reconnaître que certains cadres alignés par le P.c.t comme candidats, ont été battus. C’est dire que le combat était rude, mais le P.c.t a su tirer son épingle du jeu, grâce à un bon travail d’organisation et d’animation du parti. Ce qu’il a fait peut inspirer les autres partis, s’ils souhaitent retrouver leur niveau d’antan.

Joël NSONI