Après le drame de Mpila (Brazzaville) : Une grande zone à Ouenzé déjà dépolluée et la population autorisée à s’y rendre

  • Imprimer
Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

Lancée le 8 mars 2012, l’opération de dépollution qui consiste à dégager les engins explosés et non explosés dans les zones sinistrées par le drame de Mpila, se poursuit normalement. Pour faire le point à l’opinion nationale du travail déjà accompli et ce qui reste à faire, le colonel Jean Aive Allakoua, porte-parole de la police, a donné une conférence de presse, jeudi 26 juillet 2012, au Cercle mess des officiers, à Brazzaville, en présence du colonel Jean-Robert Obargui, porte-parole des F.ac (Forces armées congolaises). Il ressort de ses propos que les zones de Ouenzé, partant de l’avenue des Trois Martyrs, au Sud de l’avenue 753, l’avenue du lycée (limite Nord), en passant par les rues Makoko, Bangangoulou, Louingui, en allant vers le dépôt C.f.c.o, ont été, complètement, dépolluées.

Les populations ayant vécu dans les zones sinistrées par le drame du 4 mars, et qui ont été dépolluées, sont, maintenant, autorisées à s’y rendre, désormais, chaque samedi, de 7h à 12h, pour retirer des objets abandonnés et procéder aux réparations des dégâts mineurs. Il faut préciser que, pour cette autorisation, il n’y a qu’une seule entrée et une seule sortie. «On entre et on sort par l’avenue goudronnée du lycée qui passe devant le lycée jusqu’à Gampo-Olilou. C’est par cette voie que les populations doivent entrer et ressortir. Il y aura des équipes de sécurité pour canaliser l’entrée et la sortie des gens», a expliqué le colonel Allakoua.
D’après le porte-parole de la police, dans les quartiers situés aux alentours du régiment blindé où se trouvent deux cratères, l’opération se poursuit et il faut encore attendre deux semaines. En effet, les deux dernières phases, à savoir la destruction, la dépollution et le déblaiement sont en cours d’exécution. «Après toutes ces étapes, nous sommes à l’étape de la dépollution, déblaiement et traitement des cratères. Il y a, exactement, trois cratères et, actuellement, on procède au traitement du cratère numéro 3 qui se trouve juste du côté du lycée, dans l’enceinte où se trouvait la direction centrale du commissariat. Le travail se fait avec des engins appropriés. A ce jour, dans ce cratère, des munitions ont été trouvées à une certaine distance, et le travail se fait avec beaucoup de sécurité et de professionnalisme, par les équipes qui sont en place et aucun incident n’a été signalé. Ce travail a déjà été accompli à près de 50%. Et, courant mois d’août, il sera procédé au traitement des deux autres cratères qui se trouvent dans l’enceinte du régiment blindé et ses environs. Nous pouvons dire que le secteur compris entre l’avenue des Trois Martyrs, les avenues du lycée et du matériel, c’est-à-dire là où il y avait des casernes, est en cours de traitement et, d’ici là, on nous dira si il est complètement dépolluée. Le travail qui reste à faire peut durer deux semaines. Maintenant, en ce qui concerne les grosses démolitions, il y aura une étude des départements ministériels en charge de ces questions», a-t-il conclu.
A noter que la première phase a permis d’identifier, de limiter, de marquer et de boucler les secteurs du sinistre, mais aussi, d’effectuer des recherches visuelles par secteur et organiser un dépôt provisoire de munitions près de la zone d’impact. Alors que la deuxième phase a permis de détruire les munitions récupérées sur le terrain, à Bambou, une localité situé à 60 km de Brazzaville.


Alain Patrick MASSAMBA