8 mars, journée internationale de la femme : Pour une égalité des chances sur le chemin de l’emploi

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La communauté internationale célèbre, le mardi 8 mars 2011, la journée internationale de la femme, sur le thème: «Egalité d’accès à l’éducation, la science et la technologie: le chemin de l’emploi». Ce thème soulève la problématique de l’égalité des chances devant l’emploi. A la différence de beaucoup d’autres journées internationales, celle consacrée à la femme revêt un caractère particulier, d’autant plus qu’elle est  célébrée depuis près d’un siècle.

C’est aux Etats-Unis d’Amérique que, face à des idéologies radicales qui secouent le monde industriel, dont certaines relèguent la femme à un rang social inférieur, que la première journée nationale de la femme est organisée, le 28 février 1909, à l’instigation d’un parti de gauche, le parti socialiste. Mais, le moment décisif, c’est l’année d’après, lorsque l’Internationale socialiste, réunie à Copenhague, donne à cette journée un caractère international, pour rendre hommage au mouvement en faveur des droits des femmes. Les années qui suivent, certains pays européens commémorent cette journée consacrée à la femme. Avec la création de l’Organisation des nations unies, dont la charte, signée à San Francisco, proclame légalité des sexes, cette journée a pris une importance de grande ampleur. «Au fil des ans, l’action menée par l’Onu en faveur de la promotion de la femme a pris quatre orientations précises: promotion de mesures juridiques; mobilisation de l’opinion publique et de l’action internationale; formation et recherche, y compris compilation de statistiques ventilées par sexe; et assistance directe aux groupes désavantagés.
Aujourd’hui, l’un des principes d’organisation centraux des travaux de l’Onu est qu’aucune solution durable aux problèmes sociaux, économiques et politiques les plus pressants de la société ne peut être trouvée sans la pleine participation, et la pleine autonomisation, des femmes du monde entier».
Cette année, démarre donc le deuxième siècle de lutte pour les droits de la femme, la véritable égalité entre les sexes. Le chemin reste long quand on voit, par exemple, les images qui viennent de la Côte d’Ivoire, pays englué dans une crise postélectorale qui dégénère en violences armées et où une marche pacifique des femmes a été réprimée à coups de canon par le régime du président sortant Laurent Gbagbo, tuant, sur le champ, au moins six femmes.
Au Congo, plusieurs activités sont prévues dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la femme, comme à Ewo, chef-lieu du département de la Cuvette-Ouest, sous le patronage de Mme Antoinette Sassou Nguesso, épouse du chef de l’Etat, présidente de la Fondation Congo-Assistance. A Brazzaville, en dehors de la diffusion du message du secrétaire général des Nations unies, et celui du gouvernement, une opération de dépistage volontaire du V.i.h-sida sera organisée, à la maison de la femme, au centre ville.
Joël NSONI

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