La route de Zanaga d’hier à aujourd’hui ou la fin d’un cauchemar

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La luxuriante forêt de Zanaga s’était habituée au mouvement quotidien des engins des travaux publics, chargés de transformer les larmes de souffrance et d’horreur d’hier des populations, en larmes de bonheur et d’espérance en l’avenir. La route, enfin, est là, grâce à un homme: Denis Sassou Nguesso. L’évidence, mais vraiment rien que l’évidence, s’impose à toutes les filles et à tous les fils de Zanaga et, du reste, de la Lékoumou. Un des leviers importants du développement de Zanaga et du département de la Lékoumou est en train de se mettre en place. Le mortel se charge, aujourd’hui, de le dire et l’histoire, elle, l’éternelle, se chargera de répéter, chaque jour et, particulièrement, aux filles et aux fils de Zanaga, que l’enclavement de Zanaga a pris fin avec Denis Sassou Nguesso. Cet hommage qu’il faut lui rendre et cette reconnaissance qu’il faut porter à sa personne participent, simplement, d’un devoir d’objectivité, de raison, de conscience, de responsabilité.

Il y a seize ans, contraint de sillonner cette route à pied, un jour, nous avons croisé une de nos mamans en train d’être acheminée, dans une brouette, vers le centre de santé le plus proche, pour y donner vie. Malheureusement, elle perdit la vie sur la route, sous nos yeux, quelques centaines de mètres avant d’atteindre le centre de santé, les bourbiers et les grandes mares ayant fortement ralenti la progression de ce convoi improvisé.

Il y a des images, comme celle-là, qui vous marquent toute votre vie. Au-delà, quel passager à destination ou en provenance de Zanaga ne se souviendra, sa vie durant, de la Ndoumou, cette montagne interminable, bourreau de la témérité et de l’ardeur au voyage, particulièrement en saison de pluies? Qui, de Zanaga, ne se souviendra de ces trois jours à passer sur la route pour franchir juste 165 kilomètres en saison pluvieuse?

Depuis bientôt deux ans, ces trois jours de cauchemar ont été ramenés à trois heures de détente sur la route, pour  rallier Zanaga, au départ de Sibiti. Les douleurs d’hier renflouent en surface les émotions d’aujourd’hui et décuplent, en toute lucidité, la reconnaissance de la communauté de Zanaga à cet homme d’Etat. En consolidant l’ouverture de Zanaga au reste du Congo, le président de la République engage, résolument, cette sous-préfecture sur le chemin de sa modernisation et de son industrialisation; ceci en soutien, entre autres, à l’exploitation forestière, à la valorisation du minerai de fer, l’ouverture de la voie ferrée, pour son évacuation, et l’implantation d’importantes bases vie.

Félix  Schims NGATALI

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