Club 2002-P.u.r (Parti pour l’unité et la république) : Wilfrid César Nguesso réaffirme l’ancrage de son parti à la majorité présidentielle

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A l’occasion des dix ans d’existence et d’affirmation sur la scène politique nationale de son parti, le Club 2002-P.u.r (Parti pour l’unité et la république), Wilfrid César Nguesso a organisé, dimanche 29 janvier dernier, à l’hôtel Olympic palace, à Brazzaville, un déjeuner de presse, prélude à la commémoration de cet événement. C’était non seulement pour échanger avec les professionnels des médias, mais aussi, pour leur présenter ses vœux de nouvel an 2012. A cet effet, il a réaffirmé l’ancrage de son parti à la majorité présidentielle et pour les élections législatives, la stratégie se fait avec le R.m.p (Rassemblement pour la majorité présidentielle).
Wilfrid César Nguesso était tout à son  aise en face des chevaliers de la plume et du micro. Il a, essentiellement, parlé du fonctionnement et de l’avenir politique de son parti, le Club-2002-P.u.r, créé le 30 janvier 2002. Assisté des membres de son secrétariat permanent, il a réaffirmé l’ancrage de son parti à la majorité présidentielle, une manière de recadrer le débat et clarifier les choses. Pour lui, son parti n’ira pas aux élections législatives sans tenir compte de la stratégie du R.m.p (Rassemblement pour la majorité présidentielle). «Le Club 2002-P.u.r ne fera pas cavalier seul», a-t-il dit.
S’agissant des accords avec le P.c.t (Parti congolais du travail), l’orateur a indiqué que le Club 2002-P.u.r est le meilleur partenaire de ce parti qui constitue le socle de la majorité présidentielle. «Lorsque le moment viendra, les responsables de la majorité se mettront, ensemble, pour voir quelle est la stratégie qu’il faudra mettre en place», a-t-il déclaré.
D’ores et déjà, il a fait savoir que le Cub 2002-P.u.r ne s’inscrit pas dans la logique des postes. «Ce qui est important, pour nous, c’est que nos idées soient prises en compte et que nous soyons dans la dynamique de gouvernement. Le reste, ce n’est pas notre affaire. On n’est pas là que pour les postes. Si cela peut arriver, tant mieux. S’il n’y a rien, ce n’est pas grave», a répondu Wilfrid César Nguesso à une préoccupation portant sur le fait que son parti qui, jadis, avait trois ministres au gouvernement, n’en compte plus rien.
Quant aux cadres du Club 2002-P.u.r qui avaient tourné casaque, Wilfrid César Nguesso a précisé que les portes du parti leur sont grandement ouvertes. Néanmoins, il a estimé que ceux qui voudront revenir doivent, préalablement, expliquer les raisons de leur défection. «Je crois qu’ils auront du mal à revenir», a ironisé le président du Club 2002-P.u.r, souriant et détendu.
Par ailleurs, il s’est expliqué sur la mutation du Club 2002 en parti politique. Selon lui, c‘était pour mieux faire passer leurs idées au plan politique. Ce qui, du reste, était quasiment «impossible, en demeurant une association», a-t-il laissé entendre.
De même, «la constitution du 20 janvier 2002 et la loi n°21-2006 du 21 août 2006 ayant fixé les modalités du jeu électif, en réservant la compétition électorale aux seuls partis politiques, groupements politiques et individualités, excluant ainsi, ipso facto, les associations, le Club affirmera son ambition d’être une véritable force motrice autour du président, en se muant en parti politique. Gardant la racine club qui fait de lui une force politique, il se transformera en Parti pour l’unité et la république, Club 2002-P.u.r, en janvier 2007».
Fort de nombreux succès obtenus lors des différents scrutins, Wilfrid César Nguesso a confirmé la bonne santé de son parti qui va tenir son congrès, dans quelques mois. D’ailleurs, pour lui, le congrès sera le moment idéal pour faire le bilan des dix ans d’existence du parti. «Ce que je peux vous dire, c’est que depuis 2002, le club 2002 P.u.r a participé, activement, à la vie politique nationale». 

Cyr Armel YABBAT-NGO