Concertation sur la lutte contre la corruption : La lutte contre la corruption ne peut être l’œuvre des seuls pouvoirs publics

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Le gouvernement de la République, sous l’impulsion de son chef, Denis Sassou Nguesso, a approuvé, le 13 août 2009, par décret, un plan national de lutte contre la corruption que la Commission nationale de lutte contre la corruption est chargé d’exécuter. Parmi les 47 mesures que compte ce plan, il y a la création d’une plateforme de travail sur la lutte contre la corruption entre les gouvernants et la société civile.

Cela en cohérence avec les orientations des instruments internationaux de lutte contre la corruption. C’est dans cette logique qu’a été lancée, jeudi 19 janvier 2012, à l’hôtel de ville de Brazzaville, la concertation entre la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude et la société civile congolaise, dans sa grande diversité.
L’espace de concertation qui sera mis en place est l’une des clés qui pourra, sans doute, permettre d’atteindre les objectifs communs de la lutte contre la corruption.
A l’ouverture, les participants, venus de 44 structures étatiques et société civile, ont suivi des communications sur la Commission nationale de lutte contre la corruption et ses activités, développées par Bernard Tchikaya; la loi anticorruption et le plan d’action de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude et pour l’amélioration de la gouvernance au Congo, par le commissaire Gaston Samba; et la justification du cadre de concertation, par le commissaire Gilbert Itoua. Des communications, immédiatement, suivies par un échange entre les participants.
«Le phénomène de corruption, auquel n’échappe aucun Etat au monde, à des degrés différents, constitue une menace grave contre la cohésion sociale, dans la mesure où il tronque les référentiels sociaux. C’est un phénomène qui sape les fondements des institutions, annihile les valeurs morales et, en définitive, compromet le développement durable», a affirmé Laurent Tengo, secrétaire permanent de la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude.
D’après lui: «Tenant compte du fait que la corruption se manifeste de manières diverses avec une imprégnation très forte dans tous les rouages de la société, le gouvernement a pris l’option d’impliquer l’ensemble de la population, notamment les acteurs sociaux, dans l’œuvre de lutte contre la corruption. (…) La lutte contre la corruption ne peut donc être l’œuvre des seuls pouvoirs publics. C’est un devoir national qui incombe à tous».
En somme, il est donc question de construire, ensemble, la chaîne des acteurs de la lutte contre la corruption. Il faut éviter que chaque structure reste de son côté pour mener ce combat. Notons que cette concertation prendra fin, le 20 février prochain.

Alain Patrick MASSAMBA

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