Hugues Ngouélondélé, député-maire de Brazzaville : «A partir d’aujourd’hui, Brazzaville zéro sachet»

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En date du 20 juillet 2011, le président de la République a pris un décret n°2011- 485 réglementant la production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des sacs, sachets et films en plastique. Le délai de six mois qui avait été accordé  aux producteurs, importateurs et distributeurs, pour retirer leurs stocks, est arrivé à expiration, le 20 janvier 2012. C’est ce jour-là  que le député-maire de la ville de Brazzaville, accompagné de son staff, du commissaire central de la police de la ville-capitale, le colonel  Jacques Antoine Bouiti, et des commissaires  d’arrondissements, a effectué une visite dans les grands magasins de la place, les fabriques de l’eau en sachet, et dans les neufs arrondissements de Brazzaville.

A partir d’aujourd’hui, Brazzaville zéro sachet,  car la prolifération des sachets est désastreuse et a des répercussions considérables sur l’environnement», a souligné Hugues Ngouélondélé.
A Mfilou, le maire du 7e arrondissement, Albert Samba, a dit que ce n’est pas seulement l’affaire des autorités du pays. «Nous avons une sale manie, dans notre pays. Lorsque les autorités prennent des décisions, au bout d’un certain temps, on vous les transforme en slogans creux. Les autorités nationales donnent des orientations, de la voix, mais, c’est à nous d’appliquer cela.  Je crois qu’à partir de ce jour, aussi bien les utilisateurs, les vendeurs que les producteurs, nous devons, tous, prendre conscience que le pays doit changer. Nous avons besoin d’avoir une ville et nos lieux de vie propres. Les décisions qui ont été prises doivent être appliquées et ceux qui pensent que cela va durer un certain temps se trompent», a-t-il déclaré.
A Talangaï (arrondissement 6), le maire Privat Ndéké a fait un geste symbolique, en brûlant tous les sachets ramassés dans l’avenue Marien Ngouabi et ceux récupérés auprès des commerçants. «Contrairement à d’autres mesures qui ont été prises dans ce pays, nous constatons que ce décret est applaudi par la population. Nous avons constaté les mamans qui étaient au marché avec leurs sacs en liane. Tous, doivent s’adapter à cette nouvelle donne. L’opération demeure pérenne», a-t-il dit.
La mairesse de Djiri, Mame Ida Victorine Ngampolo, a fait, elle aussi, le même constat. «Il y a des femmes qui ont commencé à emmener les paniers au marché. C’est une bonne décision. Je pense que nous allons suivre ceux qui sont allés avant nous dans cet exemple, pour que la ville soit un peu plus propre.
Les sachets, sacs et films en plastique qui salissent les avenues, marchés, caniveaux, rivières ne sont pas biodégradables, ils sont condamnés à disparaître, car ils détruisent les sols et les rendent imperméables et impropres à l’agriculture.

Chris MBEMBE