Gilbert Mbama, vice-président de l’association du collectif des anciens travailleurs du domaine présidentiel : «Nous n’avons que deux alternatives, payer nos droits ou assurer notre réintégration»

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L’Association du collectif des anciens travailleurs du domaine présidentiel, sous le régime du président Pascal Lissouba, continue de faire entendre sa voix. Pour prétendre obtenir des autorités nationales, des solutions à leurs problèmes. C’est l’objet du point de presse qu’a animé, samedi 19 février dernier, au siège  de l’association, à Moukondo, Brazzaville, Gilbert Mbama, vice-président de ladite association. Pour lui, il n’y a que «deux alternatives: payer nos droits ou assurer notre réintégration».

D’entrée de jeu, le vice-président de l’Association du collectif des anciens travailleurs du domaine présidentiel a fait un bref rappel historique de leur organisation. «Pourquoi avons-nous créé cette association? Nous fûmes travailleurs évoluant au domaine présidentiel, sous le président Lissouba, de 1992 à 1997. Et quand la guerre du 5 juin éclata, chacun de nous avait pris sa direction, pour se mettre à l’abri. Après la fin de la guerre, nous sommes revenus à Brazzaville. Les autorités d’alors ayant occupé le domaine présidentiel ne nous ont pas pris en ligne de compte. Ils nous ont donc imposé le chômage. Nous nous sommes alors organisés en une association, pour mieux canaliser nos revendications et suivre notre situation. Voilà comment est née notre association», a t-il rappelé.

Et puis, il a expliqué pourquoi ils n’ont pas été réintégrés au domaine présidentiel. «On nous disait que nous avions travaillé sous le régime du président Lissouba et qu’il n’y avait plus de places pour nous. Ce que nous ne comprenons pas, c’est que, quand la guerre a éclaté, nous étions encore des travailleurs du domaine présidentiel, nous n’étions pas révoqués. Mais pourquoi ne nous ont-ils pas repris?», s’est-il interrogé.

Gilbert Mbama a rappelé que plusieurs démarches ont été menées auprès des autorités, mais en vain. L’association du collectif des anciens travailleurs du domaine présidentiel compte, cependant, sur la sagesse et la bonté du président de la République, père de la nation, pour trouver un règlement à cette situation. «Nous pensons qu’il s’agit, tout simplement, d’une injustice sociale. Nous sommes désabusés, nous sommes des pères de famille, c’est très difficile, pour nous, de subvenir aux charges de nos familles, depuis le temps que notre situation dure», a t-il dit. Gilbert Mbama regrette le fait qu’on a besoin d’eux qu’au moment des élections. Pour lui, même si on ne veut plus les réintégrer, mais qu’au moins leurs droits soient versés, c’est une question de justice sociale, l’Etat ayant une continuité.

Pascal-Azad DOKO