3ème conférence des ministres de la santé des Etats membres de la C.e.e.a.c : Renforcer les mécanismes institutionnels du secteur de la santé

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Brazzaville, capitale de la République du Congo, a abrité, du 17 au 19 février 2011, la troisième conférence des ministres en charge de la santé des Etats membres de la C.e.e.a.c (Communauté économique des Etats l’Afrique centrale), sur le thème: «Renforcement des mécanismes institutionnels de coordination et de coopération pour le développement dans la communauté en Afrique centrale». C’est le ministre de la santé, Georges Moyen, qui a procédé à l’ouverture et à la clôture des travaux de cette conférence, en lieu et place de Pierre Moussa, ministre d’Etat, ministre de l’économie, du plan, de l’aménagement du territoire et de l’intégration, coordonnateur du pôle économique. C’était en présence de Mme Toupta Boguena, ministre de la santé publique du Tchad, présidente en exercice de la conférence des ministres de la santé, Louis Gomes Sambo, directeur régional de l’O.m.s-afro, Roger Tchoungui, secrétaire général adjoint de la C.e.e.a.c.

La troisième conférence des ministres de la santé qui s’est tenue  au Ministère des affaires étrangères et de la coopération avait pour objectifs d’examiner et d’évaluer la situation sanitaire de la sous-région Afrique centrale et de prendre des mesures nécessaires dans la poursuite des Objectifs du millénaire pour le développement en matière de santé.
Au cours de leurs travaux, les ministres de la santé ont noté, avec satisfaction, l’amélioration des systèmes de santé et les progrès accomplis dans la lutte contre le V.i.h-sida.
Par ailleurs, ils se sont réjouis de la volonté politique des chefs d’Etats de contribuer au fonds africain pour les urgences de santé publique et l’accès des populations vulnérables aux initiatives de gratuité des services de prévention, traitements et soins du V.i.h-sida, de la tuberculose, du paludisme, ainsi que de la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile.
Pour les ministres de la santé, les orientations dégagées au cours de cette conférence sont de nature à garantir, d’une part, la coordination et l’harmonisation des politiques de santé pour le développement de la santé dans le cadre global de développement socio-économique et, d’autre part, le leadership de la C.e.e.a.c sur les questions relatives à la santé des populations et le développement de la santé en Afrique centrale.
Toutefois, «la prise en compte de ces orientations permettrait, d’une part, d’adapter l’architecture organique et institutionnelle de la santé au sein de la C.e.e.a.c aux mutations futures, et, d’autre part, de mettre en place des textes de base en conformité avec les avantages comparatifs d’efficacité et de performance des organes spécialisés de coordination des programmes de santé publique existants dans la région et de la politique régionale de santé, en vue de créer une structure régionale de santé pour l’Afrique centrale au sein de la communauté», souligne le communiqué final sanctionnant les travaux de cette troisième conférence des ministres.
Dans son allocution d’ouverture, Mme Toupta  Boguena a fait savoir que la vision qui incite les ministres de la santé, aujourd’hui, à mettre en place une organisation plus efficace, à la dimension de la sous-région constituée de dix pays, doit être concrétisée. «Ne cherchons pas à réinventer la roue. Inspirons-nous des exemples de nos voisins de l’Afrique de l’Ouest qui ont rendu possible l’organisation ouest africaine de la santé.  Certes, l’O.c.e.a.c (Organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale) a rendu de grands services à notre sous-région, mais les enjeux actuels commandent, absolument, d’aller de l’avant. Une nouvelle dynamique s’impose», a-t-elle dit.
S’agissant du Ciespac (Centre Inter-états d’enseignement supérieur de santé publique), la ministre tchadienne a précisé qu’elle ne peut pas s’imaginer qu’on puisse priver les cadres supérieurs en santé publique de la sous-région, d’un tel outil de formation. «Notre capacité de production des ressources humaines de santé de qualité doit être opérationnelle, si nous voulons répondre aux besoins sanitaires de nos populations. Unanimement, les ministres de la santé de l’Afrique centrale  ont appelé, en vain, de tous leurs vœux, le redémarrage de cette institution. Mais, rien ne bouge vraiment. Devons-nous nous résoudre à conclure qu’il n’y a plus rien à faire? Pour ma part, si je dois vous assurer d’une chose, c’est que le Tchad s’alignera sur toute proposition qui irait dans le sens de la résolution des problèmes soulevés et je me ferai, personnellement, l’avocate auprès des dirigeants  de mon pays, pour assurer l’appui nécessaire  souhaité», a-t-elle souligné.
Ouvrant les travaux de cette troisième conférence, le ministre Georges Moyen a indiqué, en parlant du Ciespac, que le Congo va opter pour sa mutation en école d’excellence de la C.e.e.a.c sur la base d’un projet d’établissement. Celui-ci présenterait un projet de formation et de recherche opérationnelle; un projet de gestion axé sur la rénovation du cadre institutionnel et la gouvernance financière; un plan directeur incluant la déclinaison des pôles de référence, les opérations de restructuration et leur faisabilité et définissant le programme prévisionnel d’investissement.
Cyr Armel YABBAT-NGO

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