Ministère du développement durable, de l’économie forestière et de l’environnement : Le programme national d’afforestation et de reboisement sera lancé cette année

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Selon Henri Djombo, ministre du développement durable, de l’économie forestière et de l’environnement, le P.n.a.r (Programme national d’afforestation et de reboisement) qui sera lancé par le chef de l’Etat cette année, vise «les plantations d’un million d’hectares de forêts sur l’ensemble du pays et les industries qui en émaneront innoveront l’action et la politique forestières au cours des dix prochaines années. C’est ce qu’il a déclaré, lors de la cérémonie de vœux, samedi 15 janvier 2011, dans le jardin du parc zoologique, à Brazzaville.

 

 

Sébastien M’poussa, directeur de cabinet du ministre du développement durable, de l’économie forestière et de l’environnement, a rappelé que la production de grume au Congo est passée de 945.750 m3 en 2009, à 1.165.429 m3 en 2010. Cette reprise, qui augure de perspectives nouvelles, conduira inéluctablement vers la restructuration de la filière bois, afin de l’adapter aux exigences actuelles du marché. Les industries du secteur devraient soumettre, dans un bref délai, leurs plans de restructuration, pour approbation par l’administration forestière.

Le taux actuel de transformation de bois sur place est d’environ 50% et les rendements en la matière sont à moins de 30%. «Cette situation mérite d’être corrigée. C’est pourquoi, dans la perspective de la restructuration de la filière, d’autres options de valorisation devront être envisagées. Il s’agit, par exemple, du développement de l’éco-construction et de l’artisanat, entendu que le succès de cette orientation industrielle devra être appuyé par des formations qualifiantes, d’où la nécessité de créer des écoles de métiers du bois», a dit Sébastien M’poussa dans son allocution.

Celui-ci a révélé qu’au cours de l’année 2010, quatre concessions forestières ont été attribuées aux sociétés suivantes:

- Christelle pour l’U.f.a Mbama;

- Sam-Houang pour l’U.f.a Makoua;

-Société de transformation industrielle de bois, pour l’U.f.a Enyellé-Ibenga;

-Taman industrie Ltd pour les plantations du Mayombe.

Sébastien M’poussa a, par ailleurs, indiqué que 2011 est l’année internationale des forêts. A cette occasion, six principales actions sont prévues au cours de cette année:

- le lancement officiel du P.n.a.r;

- la tenue, à Impfondo, du deuxième forum international sur les peuples autochtones d’Afrique centrale;

- l’organisation à Brazzaville d’un sommet international sur les trois bassins forestiers;

- l’organisation à Pointe-Noire, du «race wood»;

- l’organisation d’une réunion internationale à Brazzaville sur la criminalité environnementale;

- le séminaire international sur le reboisement.

Le directeur de cabinet a ensuite exprimé le souci du cabinet d’organiser le sous-secteur développement durable. A ce propos, le ministre Henri Djombo a reconnu que «le développement durable est encore un vocable peu connu de l’opinion nationale. D’ailleurs, son concept et les missions dévolues dans ce cadre n’ont pas encore fait l’objet d’appropriation par beaucoup de cadres du ministère. Il est donc urgent de finaliser les textes et les procédures, afin de vulgariser, par tous les moyens, cette notion auprès de l’Etat et du grand public».

«Le déficit en personnel qualifié reste un problème majeur qui entrave sérieusement le fonctionnement du département, aussi bien au centre qu’au niveau des structures déconcentrées», a reconnu Sébastien M’poussa. Henri Djombo a promis régler la question du déficit du personnel dans les trois secteurs (Développement durable, économie forestière et environnement). Mais, il a attiré «l’attention des jeunes qui postulent à l’emploi et qui s’agitent parce qu’ils sont manipulés par des politiciens dans le but de perturber la paix sociale, sur les conséquences d’une aventure qui ne conduirait qu’à retarder la prise en compte de leur situation».

Enfin, le ministre Djombo a rassuré que l’aménagement forestier durable demeure le fondement de l’action et de la gouvernance forestières. «C’est pourquoi, nous devons accélérer le pas et achever, à l’horizon 2014, cette action stratégique qui se poursuit sur l’ensemble des concessions forestières du pays. Les processus de certification forestière et Flegt doivent couronner les efforts investis par le Congo dans l’aménagement forestier», a-t-il dit.

Philippe BANZ

 

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