COMMUNICATION : Friture sur la ligne entre le ministre de la Communication et le président du CSLC

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

Le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, a reçu en audience le 9 juin dernier, le président du Conseil supérieur de la liberté de communication, Philippe Mvouo. Il n’était  accompagné d’aucun haut conseiller, ni d’aucun membre du bureau du Conseil.

«Le problème que j’ai évoqué, c’est celui des  moyens financiers, parce que dans le programme du Conseil, il est question d’entreprendre un vaste contrôle de tous les médias installés sur tout le territoire national. Et cela demande de l’argent et beaucoup d’argent», a-t-il déclaré.

A l’approche des échéances electorales de 2021, Philippe Mvouo est donc allé plaider auprès du président de l’Assemblée nationale pour qu’il lui soit débloqué les moyens financiers conséquents pour réaliser son programme de conscientisation des journalises. «2021 n’est plus loin. C’est pour cela que le CSLC a le devoir de commencer à se préparer en conséquence pour exprimer les problèmes que je rencontre dans mon Institution», a-t-il expliqué.
Sans utiliser la langue de bois, le président du CSLC a clairement parlé d’argent. «Dans notre programme, il est question d’entreprendre un vaste contrôle de tous les médias installés sur tout le territoire national. Ensuite, j’ai une série de séminaires de formation des journalistes, parce que lorsque nous arrivons en période d’élections, souvent les journalistes s’éparpillent et font du n’importe quoi. Ils oublient les règles propres à leur métier. J’aurai à Brazzaville, un séminaire des journalistes pour les préparer à gérer les élections. A Pointe-Noire, un séminaire et à Dolisie aussi pour les journalistes de Nkayi, Madingou et Sibiti. Du côté du nord du pays, un séminaire à Ouesso, Impfondo et à Oyo pour les journalistes des Plateaux et des deux Cuvettes. Vous comprenez que c’est vraiment du travail à faire et cela demande des moyens pour réaliser un tel programme», a indiqué Philippe Mvouo.
Quant au différend qui l’oppose au ministre de la communication, il a tenté de le banaliser. «Ce n’était pas l’objet de mon audience. Néanmoins, nous l’avons évoqué puisque ça fait l’actualité. Il n’y a pas un différend qui oppose le ministère de la Communication et des médias au CSLC», a-t-il affirmé.
Pour lui, ce qui est fort heureux pour eux, «c’est que nous labourons le même le champ. Ce qui est également fort heureux pour nous, c’est qu’en labourant ce champ, chacun fait ses sillons. Ce qui est encore plus formidable et plus heureux, c’est qu’à l’heure de la récolte, les résultats de nos travaux, nous les mettons dans le même sac et c’est l’Etat qui gagne. Il n’y a pas un problème personnel entre le ministre de la Communication et le président du Conseil supérieur de la liberté de Communication. Au contraire, certainement des contradictions de travail inhérentes à toute collaboration, inhérentes à tout partenariat. Cela ne va pas en faire un problème national pour penser qu’il y a un problème entre le ministère de la communication et le CSLC. Non, c’est la complémentarité qui nous regroupe et favorise nos relations», a-t-il rassuré.

Cyr Armel
YABBAT-NGO

Informations supplémentaires