DEGRADATION DES ROUTES A BRAZZAVILLE : D’où viendra le salut ?

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Les pluies qui s’abattent sur Brazzaville et Pointe-Noire causent des pertes en vies humaines et de nombreux dégâts matériels, dans certains quartiers où il ne fait plus bon vivre. Les eaux en furie débordent des petits caniveaux et inondent les chaussées goudronnées et les édifices environnants. Des véritables lacs se créent donnant un spectacle ahurissant aux automobilistes.

 

Les véhicules ont les roues totalement dans l’eau, ne roulent plus qu’avec une extrême lenteur. Les installations électriques et le réseau d’eau courante n’échappent pas à la furie des eaux: poteaux électriques emportés, tuyaux de La Congolaise des eaux (LCDE) endommagés, routes coupées ou partiellement détruites, arbres déracinés ou coupés, etc.
Des collecteurs non couverts entraînent parfois la mort des personnes emportées par le courant des eaux. Beaucoup de domiciles sont inondés, d’autant que le niveau des rues est parfois plus élevé que celui des habitations, dans certains quartiers. Des dégâts importants sont signalés à Massengo, Djiri, Mabakandilou, Mfilou, Cité des 17, Sadelmi, La Base, L’Ombre, Massina, Ouenzé, Mikalou, La Tanaffe, Kingouari.
Les populations vivent un véritable cauchemar. Des maisons sont détruites ou inondées. C’est le désarroi dans les familles victimes, abandonnées à elles-mêmes, puisque l’Etat n’a pas, semble-t-il, les moyens de manifester la solidarité de la République aux citoyens victimes de catastrophes naturelles. «Ils n’ont qu’à construire sur de bons terrains», leur réplique-t-on souvent. Les familles pauvres sont, évidemment, les plus touchées.
Des quartiers entiers sont sérieusement endommagés ou menacés par les érosions. D’autres dégâts sont signalés, ici et là.
Certains de ces dégâts sont dus à l’abandon des chantiers. Le laxisme et l’impunité devenus mode de gestion publique fragilisent l’Etat qui ne sait plus quoi faire, après avoir engagé de grands travaux, mais qui pour certains avancent à pas de caméléon ou sont complètement à l’arrêt. Dépassées, les populations se débrouillent par elles-mêmes, en prenant des initiatives pour faire face aux érosions qui menacent dangereusement leurs habitations. Des efforts qui sont comme une véritable goutte d’eau dans la mer. Rien, pour arrêter la furie des eaux de pluie sur ces terrains peu solides.
La dégradation de certaines avenues goudronnées est causée par l’absence ou l’obstruction des canalisations. C’est le cas de l’avenue des Premiers jeux africains, de la route de Kinsoundi, du rond-point de la Patte d’oie, l’avenue des Trois Martyrs au Plateau de 15 ans, l’avenue Loutassi à hauteur de la pharmacie Jagger, le boulevard Alfred Raoul, le rond-point La Coupole, etc. On a l’impression que dans le pays, il faut attendre qu’un nid de poule devienne béant pour que les pouvoirs publics songent à le boucher, à grands frais, alors que s’il y avait un service d’entretien, on éviterait de dépenser beaucoup d’argent pour réparer les voies.

Cyr Armel
YABBAT-NGO

 

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