SERVICES BANCAIRES : La Banque postale exaspère un pan de sa clientèle

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Des clients ont du vague à l’âme. Et pour cause: plusieurs mois après le retrait de leurs cartes monétiques en raison de l’expiration de la date de validité, l’établissement ne les a pas encore remplacées, ce qui ne leur permet plus de faire des retraits aux distributeurs automatiques de billets (DAB). Ils sont exaspérés.

 

Certains attendent d’être en possession de la nouvelle carte depuis 3 mois, d’autres probablement plus. Et rien ne dit que l’attente ne va pas se prolonger jusqu’à l’année prochaine.
Gabriel*, fonctionnaire, s’était précipité un samedi soir d’octobre à un distributeur de billets, pour effectuer un retrait sur son salaire de septembre 2019. Sur place, le DAB rejetait systématiquement sa carte. «J’ai repris l’opération plus de trois fois, sans succès. Puis j’ai pensé que le distributeur était en panne ou non approvisionné. Mais un vigile m’a informé que ma carte monétique n’était plus valable. Je ne l’ai pas cru, puisque la date qui y est indiquée est novembre 2019. Depuis lors, je me rends régulièrement à l’agence du Centre-ville où est domicilié mon compte courant dans l’espoir de retirer ma nouvelle carte. Malheureusement, cela fait trois mois que je ne suis pas encore en possession du précieux sésame. Plus d’une fois je me suis plaint, mais la dame qui me reçoit me conseille d’attendre. ‘’Monsieur, soyez patient’’, me rétorque-t-elle», se désole-t-il. Pourquoi une carte dont la validité courait encore, concernant Gabriel, peut-elle être rejetée par le distributeur de billets ?
Une grande partie de la clientèle subit ce préjudice, puisque chaque mois les cartes monétiques arrivées à expiration sont retirées du circuit. Conséquence: les intéressés sont contraints de passer à la caisse des agences où, pour effectuer une petite opération il faut y passer une journée ou s’aligner comme des écoliers, surtout pendant la paye mensuelle.
Selon les usagers, ils ne sont pas correctement informés. «Comment la production des cartes monétiques peut-elle être traitée avec autant de lenteur?», s’interrogent-ils.
La situation risque d’être embarrassante et pour eux, et pour la Banque, car à compter du 1er janvier 2020 «ne seront acceptés à nos caisses que les retraits d’un montant supérieur à 250.000 francs CFA. Les retraits d’un montant inférieur s’effectueront aux distributeurs automatiques de billets», précise un communiqué affiché par l’établissement.
Autre grief relevé par Jacques* à l’encontre de la Banque: «mauvais accueil». On enregistre parfois, selon lui, des coups de gueule entre agents et clients. «Dans un marché devenu très concurrentiel, nombreux vont décider de retirer leur confiance à l’établissement si l’attente des nouvelles cartes monétiques se prolonge», prédit un client.

Jean ZENGABIO

*Ces prénoms ont été changés pour éviter tout ennui à nos interlocuteurs.