Ministère de l’énergie et de l’hydraulique : Balayer les derniers dysfonctionnements, pour que l’électricité soit totalement disponible

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Le ministre de l’énergie et de l’hydraulique, Henri Ossébi, a effectué une descente dans les installations électriques de Mbouono, Djoué et Ntsiélampo, mardi 31 janvier 2012, pour se rendre compte des problèmes qui existent et chercher des  solutions pour y remédier. A cette descente, le chef du département de l’énergie et de l’hydraulique était accompagné du directeur général de la S.n.e (Société nationale d’électricité), Albert Camille Pella, et bien d’autres cadres dudit Ministère.

La descente du ministre Henri Ossébi dans les postes transformateurs qui desservent la capitale Brazzaville (Mbouono et Ntsiélampo), au barrage et au poste transformateur du Djoué n’était pas un traditionnel état des lieux. Ayant pris récemment le département de l’énergie, le ministre Ossébi, qui sait fort bien qu’il n’a pas de temps de grâce, a voulu rapidement cerner les problèmes qui minent encore la desserte de Brazzaville, la capitale, en électricité, après les efforts énormes et historiques consentis par le gouvernement, en matière de production et de transport d’énergie dans le pays. En effet, il a voulu chercher à comprendre pourquoi y a-t-il toujours des problèmes dans le transport de l’électricité, pourquoi Brazzaville n’est-elle pas suffisamment alimentée et en permanence. C’est ainsi que tout au long de sa visite, il a écouté les techniciens en la matière, pour avoir une idée nette de ce qui se passe réellement sur terrain.
Les techniciens ont fait part au ministre des difficultés qu’ils connaissent dans l’exploitation des ouvrages électriques, notamment les problèmes techniques bien connus et dont les propositions de solution étaient déjà faites. Ils ont cité quelques-unes de ces difficultés:
«Au poste de Mbouono, lors de la réhabilitation des installations, le travail n’a pas pris en compte toutes les installations. Ce qui fait qu’il y a encore des équipements qui présentent des problèmes, notamment les transformateurs de puissance et aussi certains disjoncteurs. Ce qui fait que, des fois, lorsqu’il y a des interruptions d’électricité dans la ville, les techniciens prennent du temps pour reprendre la situation. Mais, les équipes travaillent déjà, pour permettre notamment le couplage des deux réseaux de la S.n.l (RDC) et de la S.n.e».
Les techniciens ont, également, rappelé que depuis que le président de la République a inauguré la centrale électrique du Congo, à Pointe-Noire, et le réseau Sud, tout le réseau congolais est interconnecté. C’est le boulevard énergétique national. Mais, il y a encore des équipes qui travaillent, pour parfaire les choses.
Au poste de Ntsiélampo, au Nord-Ouest de Brazzaville, les techniciens ont parlé des problèmes connus dont les solutions sont envisagées dans un programme d’urgence qui est sur la table du gouvernement depuis quelques mois. «Le gouvernement s’emploie à faire en sorte que ces questions soient réglées, notamment le problème de la mise en marche en parallèle des deux transformateurs de Ntsiélampo. Parce qu’aujourd’hui, nous avons une insuffisance de desserte de Brazzaville, parce qu’on ne peut pas mettre en parallèle les transformateurs. Il y a une puissance qui est disponible, mais qui ne peut pas être mise à la disposition des clients. Cette question va être résolue très rapidement, avec nos partenaires d’Eni qui ont travaillé avec nous dans le cadre du projet de réhabilitation des infrastructures du réseau interconnecté Sud».
Les techniciens ont, également, évoqué le problème de communication. «Parce que les deux ilots qui fonctionnaient séparément il y a quelque temps étant reliés, mais on n’avait pas intégré la télécommunication. C’est-à-dire que nous ne savons pas pour la partie Nord ce qui se passe sur le réseau Sud, notamment au centre national de dispatching. Les parties sont en train de travailler ensemble, pour que les solutions puissent être mises en application très rapidement».
Après cette visite qui a permis de comprendre qu’il y a encore des menus problèmes techniques, pour que le potentiel énergétique créé soit à la disposition des consommateurs, le ministre Ossébi a indiqué à la presse, qu’il y a un seul problème qui est au centre de tout: c’est la fiabilisation, la modernisation et l’interconnexion du réseau de distribution de l’électricité. L’électricité qui arrive de Kinshasa, celle qui arrive de Pointe-Noire et celle qui arrive d’Imboulou ont des connexions internes. «A partir de ce moment-là, un cahier des charges a été conçu, pour que les techniciens du système de réhabilitation des infrastructures de transport puissent travailler. Ce cahier de charge là, n’a pas été, semble-t-il, suffisamment élaboré de façon consensuelle. Du coup, nous avons des querelles des personnes qui ont fait qu’aujourd’hui, on découvre un certain nombre de dysfonctionnements qui auraient pu être traités en temps et en heure», a-t-il indiqué.
«C’est donc à ça qu’il faut se consacrer, pour que dans les meilleurs délais, en attendant de monter en puissance par rapport à l’exécution de l’instruction du président de la République, le minimum d’effort soit fait. Donc, l’expertise congolaise est mise à contribution, l’expertise étrangère doit être mise à contribution, pour qu’on trouve, dans un délai tout à fait convenable, les solutions idoines, tout en réglant les problèmes managériales qui avaient avant», a-t-il dit. En tout cas, le mérite du ministre Ossébi, c’est de laisser parler les techniciens.

Pascal-Azad DOKO


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