18ème sommet de l’Union africaine : Les chefs d’Etat n’ont pu élire le nouveau président de la commission

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Le 18ème sommet de l’U.a (Union africaine) s’est tenu du dimanche 29 au lundi 30 janvier 2012, à Addis Abeba, la capitale éthiopienne dotée d’un nouveau siège de l’organisation panafricaine, don flambant neuf du gouvernement chinois. Ce sommet, qui a eu pour thème «Promouvoir le commerce intra-africain», s’est tenu sur fond de palabres entre dirigeants africains, particulièrement en ce qui concerne le renouvellement des mandats, notamment, l’élection du nouveau président de la commission de l’Union africaine.

Les dirigeants africains ont, tout au moins, surmonté leurs divergences pour élire un nouveau président en exercice de l’Union africaine, en la personne du président béninois Thomas Yayi Boni, venu d’un pays d’Afrique de l’Ouest dont c’était le tour de présider aux destinées du mouvement panafricain. Ils ont ainsi écarté les ambitions trop tôt exprimées du président nigérian, Good Luck Jonathan, qui voulait briguer le mandat, alors qu’il est tout nouvellement arrivé au sein de l’organisation.
Mais, les chefs d’Etat africains devaient, surtout, élire un nouveau président de la commission africaine.
Le sommet a été pratiquement accaparé par ces questions de mandats. Au Gabonais Jean Ping qui occupe le poste depuis février 2008, l’Afrique du Sud, la première puissance économique du continent, a préféré sa ministre de l’intérieur, Kosazana Dlamini-Zuma, une ex-épouse de l’actuel président sud-africain, Jacob Zuma.
La bataille diplomatique était donc rude, surtout que la candidature de la Sud-africaine était faite dans la surprise. Le Gabonais Ping n’ayant plus son mentor, feu le président Omar Bongo-Ondimba, sa réélection est devenue problématique. Ainsi, aucun des deux candidats n’a pas pu obtenir la majorité des voix des 54 Etats membres de l’Union africaine, malgré quatre tours de scrutins. Le Gabonais a devancé la Sud-africaine, au troisième tour. Il avait obtenu 29 voix, contre 24 à Mme Dlamini-Zuma. Celle-ci s’est retirée de la course, conformément au règlement intérieur. Resté seul en lice, le Gabonais Ping n’a, malheureusement, reçu que 32 voix, alors qu’il lui fallait les deux tiers des voix, pour être réélu. Les pays ayant soutenu la candidature de la Sud-africaine ont fait bloc pour empêcher sa réélection. L’élection du nouveau président de la commission a été renvoyée au mois de juin prochain. En attendant, c’est le vice-président de l’Union africaine qui va assurer l’intérim.
Signalons que le président congolais, Denis Sassou Nguesso, a participé au 18ème sommet de l’Union africaine.

Joël NSONI