Descente du secrétaire général du P.c.t, Pierre Ngolo, dans la Bouenza : Des mises en garde sévères, pour garantir le succès du R.m.p aux sénatoriales

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Dans la perspective des élections sénatoriales du 9 octobre prochain, Pierre Ngolo, secrétaire général du P.c.t (Parti congolais du travail), a effectué, du 30 septembre au 2 octobre 2011, une visite de travail, à Madingou et Nkayi, deux localités du département de la Bouenza. L’objectif était non seulement d’échanger avec les conseillers départementaux et municipaux, sur les contradictions internes qui ont suscité une multitude de candidats du R.m.p aux sénatoriales, mais, également, de s’entretenir avec les responsables des partis membres du R.m.p et les militants du P.c.t-Bouenza, afin de leur redonner confiance et de leur expliquer quelques recommandations prises par le parti, au 6ème congrès extraordinaire tenu, du 21 au 25 juillet 2011, à Brazzaville.

C’est dans une atmosphère empreinte de sérénité que l’entretien entre le secrétaire général du P.c.t et les élus départementaux et municipaux membres de la majorité présidentielle s’est déroulé, le 30 septembre, dans la salle de conférences du conseil départemental de la Bouenza, à Madingou.
A cette occasion, Pierre Ngolo, est arrivé comme un sapeur pompier, d’une part, pour taire les contradictions internes et, d’autre part, pour soutenir les six sénateurs sortants du R.m.p (Rassemblement pour la majorité présidentielle). Il a remis de l’ordre dans les rangs des élus de la majorité, qui s’étaient divisés sur le choix des candidats devant représenter le R.m.p aux élections sénatoriales du 9 octobre prochain. Accompagné de Michel Ngakala, il a eu un débat franc et direct avec les conseillers de la majorité. Certains n’ont pas apprécié le fait que le parti ait reconduit, automatiquement, sur la liste du R.m.p, les six sénateurs sortants, à savoir: Benjamin Bounkoulou, Martin Bissila, Tsatsa Dionnaire, Mbika Wolo Hilaire, Kibamba Victor et Mikolo Kinzonzi Justin.
Dans son intervention, Alix José Bambi (Club 2002 P.u.r) a estimé qu’il fallait, tout d’abord, consulter les conseillers, avant de faire le choix des six candidats. «C’est nous qui les connaissons et c’est à nous de vous donner la majorité et nous vous la donnerons. Il y a bien d’autres candidats, héros dans l’ombre, qui œuvrent pour le succès du Chemin d’avenir. Nous voulons de nouvelles pratiques. Car, nous ne sommes plus au monopartisme, nous sommes en démocratie et en démocratie, c’est la loi du nombre. Je suggère qu’on puisse revoir la composition de cette liste», avait-il  affirmé.
Répondant aux préoccupations des conseillers, Pierre Ngolo a indiqué que le P.c.t est sorti de son congrès extraordinaire avec la ferme volonté de se présenter à toutes les consultations électorales avec l’ambition de gagner. «Il n’est plus question, pour nous, de reproduire le schéma de la division où s’affrontent les candidats d’une même obédience. Désormais, dès qu’un des nôtres se présente, tous les autres doivent se mobiliser derrière lui. Ce n’est que dans ces conditions que nous pourrons préparer les vraies victoires», a-t-il dit.
Le secrétaire général du P.c.t a fait savoir aux conseillers que le président de la République n’a pas mis les moyens pour avoir une majorité qu’il ne maîtrise pas. «Nous ne pouvons pas rêver construire dans l’indiscipline et le désordre. Les conseillers élus sous le label P.c.t ou R.m.p non investis et qui se présenteront comme indépendants perdront leur statut de membres du parti et de conseillers. Ils seront, automatiquement, remplacés. Pour ce vote, un dispositif est mis au point et permettra de s’assurer que nos conseillers ont voté R.m.p», a-t-il souligné.
Cette sévère mise en garde découle du fait que pour les six sièges à pourvoir dans le département de la Bouenza, la majorité présidentielle a 17 candidats dont 6 du R.m.p, 6 indépendants, 1 du R.d.d, 1 du M.s.d, 1 du Club 2002 P.u.r, 1 candidat  C.d.r et 1 du M.n.l.c,  contre 6 de l’opposition conduits par Ange-Edouard Poungui. «La campagne électorale  a commencé et nous constatons qu’il y a des risques de reproduction d’un schéma qu’on tient à exclure. C’est pour cela que nous sommes obligés de faire le tour de la République, partout où vont avoir lieu les élections, afin de voir comment organiser, au mieux, la majorité présidentielle», a-t-il déclaré.
D’un ton ferme, et pour restaurer la cohésion et la discipline au sein de la majorité, Pierre Ngolo a, simplement, demandé à tous ceux des candidats membres du R.m.p qui ont présenté leurs candidatures sans être investis par le rassemblement de les retirer. «Tout maintien de candidature voudra dire ce que ça voudra dire, et nous tirerons les conséquences», a-t-il averti.
Pour lui, les vraies contradictions sont celles qui opposent le R.m.p à l’opposition et non entre eux. «Si c’est le cas, il faut qu’on sache qui devrait donc préparer l’échec de la majorité et pourquoi?», a-t-il indiqué, tout en précisant que le R.m.p est majoritaire dans tous les conseils. «Il n’y a pas de raison qu’on échoue».
Par ailleurs, le secrétaire général du P.c.t a porté à la connaissance des conseillers que l’action du parti devrait, désormais, être mise sur la discipline. «Celui qui est placé sait qu’il est là au nom du parti et qu’il a des comptes à rendre au parti. Quand il fait bien, le parti l’appui et le soutien; s’il fait mal, le parti le sanctionne et le désapprouve. Il ne suffit pas de dire Chemin d’avenir. Mais, la meilleure façon de soutenir le président de la République, c’est les actes que nous posons; c’est nos rendements; c’est notre comportement».
Interpellé par une conseillère sur la question du genre qui n’a pas été prise en compte dans le choix des candidats, Pierre Ngolo a pris acte et a fait savoir que d’autres occasions s’offriront au parti pour régler, progressivement, cette question.
Le 1er octobre, Pierre Ngolo s’est entretenu, à Nkayi, au foyer municipal, avec les membres du P.c.t et les responsables des partis du R.m.p. Tout d’abord, il a expliqué la nouvelle mission et la détermination du parti qui se revitalise avec une option vers l’ouverture. De même que les recommandations prises par le congrès dont celle qui interdit le cumul des fonctions. Prenant son propre exemple, il a indiqué qu’il va abandonner son poste de premier secrétaire de l’assemblée nationale et la présidence du parlement de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale), pour ne s’occuper que  du P.c.t. Aux partis membres du R.m.p, le secrétaire général du P.c.t, qui est également président par intérim de cette plateforme politique de la majorité, a appelé à la cohésion et à l’entente, pour garantir le succès aux sénatoriales.

Cyr Armel YABBAT-NGO