Livre: Sylvestre Ossiala publie : «Le budget de l'Etat, pour un contrôle parlementaire efficient»

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Alors que le parlement va ouvrir sa session budgétaire, à partir du 15 octobre prochain, le député Sylvestre Ossiala, président de la commission finances de l'assemblée nationale, se fait de nouveau remarquer, avec la sortie de son deuxième livre intitulé: «Le budget de l'Etat, pour un contrôle parlementaire efficient», publié aux Editions Hémar, à Brazzaville. Le titre, explicite en lui-même, traduit la préoccupation de l'auteur par rapport à son rôle de député. Au-delà, il interpelle la société tout entière, notamment la société civile et les médias, sur l'importance du suivi de l'exécution du budget de l'Etat.

Comme dans son précédent ouvrage sur le pétrole, Sylvestre Ossiala a emprunté une démarche pédagogique pour aborder la problématique du contrôle de l'exécution du budget de l'Etat. D'un volume de 67 pages, et dans un langage accessible, le livre se donne à lire d'un seul trait. «…A l'heure où, sur le plan national, la volonté du peuple s'est affirmée pour la modernisation et l'industrialisation du Congo, Sylvestre Ossiala a le mérite de nous offrir cet opuscule à caractère méthodologique, sur l'examen, l’adoption et le suivi de l'exécution du budget de l'Etat», écrit, dans la préface, Daniel Mikayoulou, économiste, conseiller principal au bureau du P.n.u.d, à Brazzaville. Et l'auteur de préciser, dans l'introduction: «Cet ouvrage présente une méthodologie novatrice élaborée et appliquée par la commission des finances de l'assemblée nationale du Congo, pour conduire, rationnellement, les travaux d'examen du projet de budget de l'Etat et pour contrôler, efficacement, l'exécution du budget par le gouvernement» (P. 15).

Le livre tient en cinq chapitres:
- Principes généraux sur le processus budgétaire;
- Technique d'analyse budgétaire;
- Contrôle et suivi de l'exécution du budget voté;
- Considération particulière sur la nouvelle approche;
- Mise en relief de la participation citoyenne au contrôle de l'exécution du budget de l'Etat.

Mais, pourquoi contrôler l'exécution du budget de l'Etat? La réponse de l'auteur: «L'Etat de droit, qui soumet le gouvernement à la sanction du peuple, lors des élections, autorise ce même peuple à déléguer au parlement les pouvoirs de veiller, entre deux élections, que le gouvernement honore ses engagements» (Page 20).


Dans le chapitre sur le «Contrôle et suivi de l'exécution du budget voté», Sylvestre Ossiala dégage douze principes pour comprendre les nouvelles approches liées au contrôle budgétaire. Parmi ces douze principes, il y a «huit principes philosophiques ou préliminaires», dont le premier énonce: «Tout citoyen doit se convaincre que l'argent que dépense le gouvernement est son argent et que, pour développer le pays, il est impératif de le dépenser rationnellement, car il est toujours insuffisant face aux besoins de la nation» (P. 44).

Ces douze principes constituent, sans doute, pour le lecteur, la partie essentielle du livre de Sylvestre Ossiala. Parlementaire, ministre, journaliste et simple citoyen, chacun y trouve son compte. «Tout ministre ne tire son prestige, aux yeux du peuple, que de la réalisation de «ses» projets» (P. 45). Autrement dit, les ministres qui passent au gouvernement, sans avoir réussi à réaliser des projets, peuvent être sûrs d'avoir fait un passage à vide. Et, malheureusement, ils sont nombreux dans cette situation, dans des pays comme le nôtre, qui avancent difficilement sur le chemin du développement.
Le huitième principe préliminaire peut constituer une belle conclusion à cet article: «Dans le combat titanesque du développement d'un pays, il existe deux catégories d'acteurs. Les premiers qu'on peut qualifier d'acteurs principaux sont les membres de l'exécutif disposant du levier financier, les parlementaires, et les médias, en raison de leur capacité à interpeller, au quotidien, les ministres, dans leurs journaux. La deuxième catégorie est composée du parti au pouvoir, de la société civile et du peuple appelé à s'intéresser à la chose publique» (P.47).
Ministres, parlementaires, conseillers, journalistes analystes et tous ceux qui s'intéressent à la gestion publique peuvent trouver un grand intérêt à parcourir ce livre.

Joël NSONI