30ème C.a.n (Coupe d’Afrique des Nations) Guinée Equatoriale 2015 : Quoiqu’éliminés, les Diables-Rouges ont réalisé un parcours honorable!

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Même si elle s’est terminée, samedi 31 janvier 2015, en quarts de finale, par une lourde défaite à Bata face aux Léopards de la RD Congo (4 buts à 2), la belle chevauchée des Diables-Rouges à la 30ème édition de la Can (Coupe d’Afrique des Nations) Guinée Equatoriale 2015 a été un parcours honorable. Nos jeunes sont rentrés à Brazzaville, lundi 2 janvier 2015, fiers d’avoir été, quoi qu’on en dise, les dignes représentants de tout un pays qui s’est pris à rêver de grandes victoires.

Les Congolais ont été fort déçus par leur élimination, mais ils devraient, sans doute, garder confiance, car la jeune sélection nationale, avec à sa tête, son inoxydable coach, Claude Le Roy, a pris une sérieuse option pour l’avenir. Désormais, le Congo-Brazzaville est, de nouveau, pris au sérieux dans le football continental.

Il est, sûrement, très difficile d’oublier la triste fin du quart de finale du samedi 31 janvier dernier, au Stade de Bata. Les Diables-Rouges menaient, crânement, par 2 à zéro, à une demi-heure de la fin du match. Puis, incroyablement, s’est produit le scénario catastrophe: en vingt-huit minutes, le temps de jeu qui restait, ils ont craqué et encaissé quatre buts, coup sur coup, laissant ainsi filer une qualification qui leur tendait les bras, au profit des Léopards de la R.D Congo. Ç’a été dur, très dur à digérer.
La déception est à la hauteur de la forte mobilisation qu’a suscitée ce derby, surtout au pays. Le staff technique, dirigé par Claude Le Roy, un entraîneur expérimenté, est mieux à même d’expliquer les raisons d’une telle débâcle, à moins d’une demi-heure de la fin du match.
Mais, il faut revenir sur terre. Les Diables-Rouges n’étaient pas attendus à cette étape de la compétition. Rien au monde ne présageait, peu avant le coup d’envoi de la 30ème Coupe d’Afrique des nations, leur fantastique chevauchée. En tout cas, même pas leur remarquable parcours, pendant la phase des éliminatoires qui les installa, confortablement, à la seconde place de leur groupe, devant le Nigeria et le Soudan, deux mastodontes du football africain qu’ils ont privés de phase finale de Can. Même pas aussi les qualités intrinsèques insoupçonnées des principales têtes d’affiche du groupe de Claude Le Roy qui, pour certains, cirent les bancs des remplaçants dans leurs clubs respectifs ou végètent dans les divisions inférieures, en Europe. Le cas très criard du jeune gardien de but Christoffer Mafoumbi (21 ans), sociétaire d’un club de C.f.a en France (équivalent de la Division 4), avant d’être licencié quelques jours avant le début de la Can. Laissant, ainsi, sommeiller son immense talent dans la stricte ignorance.
Les Diables-Rouges ont, plutôt, fait valoir leur extraordinaire capacité à tout dévorer sur leur passage au premier tour. Ils ont renvoyé, précipitamment, chez eux, les Panthères du Gabon et les Etalons du Burkina Faso, deux pays qui ne sont pas nés de la dernière pluie, mais ruinés par les coups de patte de Prince Oniangué, Thievy Bifouma et Fabrice Nguessi Ondama. Seule la Guinée Equatoriale, pays hôte, avec l’avantage que cela confère, leur a résisté.
Mais, toute aventure a un début et une fin. Cela s’est produit face à la R.D.C. En fait, les Diables-Rouges, classés, au départ, comme des faire-valoir de cette Can, ont, tout simplement, changé de statut. Désormais, ils peuvent croire en leur chance et traiter d’égal à égal, sans complexe, avec toutes les autres grandes nations africaines de football. Maintenant, ils ont presque tout pour plaire, mais accusent encore bien des faiblesses que la haute compétition ne pardonne pas. Le manque d’endurance et, peut-être, d’expérience à ce niveau de la compétition s’est manifesté, en dépit de leur détermination. Il reste, donc, à consolider les acquis et apporter les nécessaires corrections, pour leur permettre de s’épanouir. C’est, ici, où les pouvoirs publics devraient être conséquents avec eux-mêmes, en relevant le niveau du sport national, au lieu d’attendre seulement la veille des grandes compétitions, pour rendre les financements disponibles. Après la Can, cap sur les jeux africains de septembre prochain. Espérons que les athlètes nationaux sont bien préparés.

Guy-Saturnin MAHOUNGOU

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