Débat constitutionnel : La Fédération R.d.p.s de Pointe-Noire dit non au changement de constitution

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Les militants de la Fédération R.d.p.s de la ville de Pointe-Noire ont organisé, le 24 janvier 2015, au siège du parti, à Mvoumvou, le deuxième arrondissement de Pointe-Noire, une cérémonie de vœux de nouvel an, en présence du président du parti, le sénateur Bernard Mbatchi, ainsi que des députés, sénateurs et conseillers du parti présents dans la ville.

A cette occasion, le président de la fédération, Jean-Aimé Tchibota-Tati, a dressé le bilan des activités au cours de l’année écoulée. A propos du débat en cours sur l’avenir institutionnel du pays, la Fédération R.d.p.s de Pointe-Noire a choisi de dire non au changement de la constitution.

Ils étaient nombreux les militants du R.d.p.s à prendre part à la traditionnelle cérémonie de vœux, au point que la salle de réunion du siège de la fédération n’a pu contenir tout le monde. Pour le président de la Fédération R.d.p.s de Pointe-Noire, cette cérémonie était «l’occasion d’un état des lieux et d’un rappel de ce que fut et de ce qui est, pour mieux bâtir ce qui sera». Si le rappel des activités menées au cours de l’année écoulée ont retenu l’attention des cadres et militants, c’est, naturellement, l’énoncé de l’avis de la Fédération sur le débat constitutionnel en cours dans le pays qui a constitué le clou de l’allocution de Jean-Aimé Tchibota-Tati.
Rappelons que la Fédération R.d.p.s de Pointe-Noire avait tenu, les 7 et 8 janvier 2015, une réunion pour recueillir les avis de l’ensemble des sections de la jeunesse (J.r.d.p.s) et des femmes (R.f.d). Les résolutions prises au cours de ces réunions avaient été transmises au président Bernard Mbatchi. Il en résulte le constat selon lequel le R.d.p.s, parti membre de la majorité présidentielle, depuis son président fondateur, Jean-Pierre Thystère-Tchicaya, est resté toujours marginalisé quant à la participation à la gestion des affaires publiques. De ce fait, la Fédération R.d.p.s de Pointe-Noire a décidé de s’opposer au changement de la Constitution du 20 janvier 2002. Jean-Aimé Tchibota-Tati a expliqué pourquoi: «Depuis décembre 2000, période de la signature des accords de partenariat P.c.t-R.d.p.s, notre parti, malgré son implication sans faille dans les campagnes électorales au bénéfice de la majorité, n’a jamais été traité à la mesure de sa qualité. C’est pourquoi, tenant compte de ce qui précède, de notre passé, du présent socio-politique de notre pays, la Fédération R.d.p.s de Pointe-Noire estime que le débat actuel sur l’avenir institutionnel n’a pas sa raison d’être».
Comme on le sait, la position du parti sera donnée à l’issue du congrès prévu pour fin mai 2015. Mais, quand on sait que la Fédération R.d.p.s de Pointe-Noire est la locomotive du parti, on imagine mal qu’il en soit autrement. Mais, au-delà de la question constitutionnelle, le prochain congrès du R.d.p.s sera un moment capital pour son avenir. Entendu qu’il faudra, entre autres questions, refaire l’unité de ce parti. L’existence d’un cadre consensuel de prise de décision l’expliquant. Dans une interview à paraître la semaine prochaine, le député Jean-Marc Thystère-Tchicaya prend la question très au sérieux: «Pour ma part, je pense qu’il est fondamental d’avoir une réflexion interne sur l’avenir du R.d.p.s. Le débat sur la constitution s’est invité au congrès, mais ne doit pas éluder les réflexions sur la vie de notre Parti. Le R.d.p.s est un grand Parti national. On devrait se demander d’où l’on vient et où en sommes-nous et quelle est notre vision pour l’avenir? Peut-on faire le bilan de ce qui a été fait, depuis la mise en place du cadre consensuel de prise de décision? Ce sont là des questions d’intérêt vital pour le R.d.p.s. Ce n’est un secret pour personne, le R.d.p.s est traversé par plusieurs courants qui sapent l’unité du parti. Pendant et après le congrès, nous serons amenés à nous positionner ou à  prendre des décisions  internes au parti, mais qui, forcément, auront un impact sur son avenir, au niveau national».
Comme quoi, les cadres et militants attendent le congrès, de pied ferme.

Paul TCHIOMVO

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