Ministère de l’agriculture et de l’élevage : Renfloué, le Fonds de soutien à l’agriculture relance ses crédits aux agriculteurs

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Le comité de direction du F.s.a (Fonds de soutien à l’agriculture) a tenu, mardi 20 janvier 2015, sa session ordinaire, la première de 2015, qui a permis aux administrateurs d’adopter le budget de l’année en cours, qui s’élève à plus de trois milliards de francs Cfa, afin de reprendre son appui aux véritables acteurs du secteur de l’agriculture et de l’élevage.

Les travaux de ladite session étaient ouverts et dirigés par Antoine Ngakiegny, président du comité de direction du F.s.a, en présence d’Apollinaire Itoua, directeur général du Fonds de soutien à l’agriculture. Mais, avant l’ouverture des travaux, le ministre Rigobert Maboundou a saisi cette opportunité pour donner quelques orientations. Il a mis en garde que le Fonds de soutien à l’agriculture ne doit plus être ni «le repère des calculateurs aux visages agricoles, ni la nouvelle chance d’intention agricole des destins et des rêves manqués, moins encore la cour de récréation de ceux qui ont fait de la vénalité, un sport national, et qui jouent au quitte-ou-double avec le destin du Fonds».

Etablissement administratif public, le Fonds de soutien à l’agriculture est un outil de financement des activités agropastorales, qui est l’expression du désir de résultats de la politique nationale de développement rural. En clair, il a pour objectif d’appuyer les acteurs du secteur de l’agriculture et de l’élevage, par l’octroi de crédits remboursables. Ainsi, le budget 2015, adopté à hauteur de plus de trois milliards de francs Cfa, permettra d’accompagner les sociétés de droit congolais, identifiées par les services habilités installés dans les douze départements, qui sont accessibles au fonds, soit deux millions de francs Cfa par bénéficiaire. «Grâce à ce budget annuel, nous avons, maintenant, la possibilité d’assurer le financement de nos promoteurs, ce qui n’a pas été le cas, l’année dernière», a expliqué Apollinaire Itoua.
Pour bénéficier d’un crédit, la liste des pièces à fournir est affichée à la direction générale du Fonds de soutien à l’agriculture, à Brazzaville. Onze affaires étaient inscrites à l’ordre du jour de cette session. Il s’agit, entre autres, de l’examen et adoption des nouveaux critères et conditions d’octroi des crédits du F.s.a; l’examen du rapport d’audit du partenariat F.s.a-B.c.h; examen et adoption du programme jeunes, un nouveau projet instruit par le gouvernement, en vue de soutenir les jeunes évoluant dans le secteur agricole.
Ainsi, six cents jeunes, soit cinquante par département, bénéficieront de ce programme qui a été approuvé par le comité de direction et sera lancé dans un mois. Le temps de permettre aux membres dudit comité de réexaminer certains points importants pour sa mise en œuvre.
Dans son discours d’orientation, avant l’ouverture de la session du conseil d’administration, le ministre Rigobert Maboundou a donné la priorité à la performance.
Pour lui, le Fonds de soutien à l’agriculture doit donner la priorité aux résultats des projets financés par les ressources publiques allouées dans le cadre du budget d’investissement du Ministère de l’agriculture et de l’élevage. «Il suffit d’être ouvert sur la demande, mais ferme sur les principes», a-t-il précisé. Car, six ans de fonctionnement du F.s.a ont permis de mettre en évidence des faiblesses notoires, tant dans la sphère administrative que dans la sphère de la clientèle. «La véracité des uns et les ruses des autres ont précipité le Fonds de soutien à l’agriculture dans un incivisme économico-financier qui est de l’ordre de la délinquance et de l’antipatriotisme», a-t-il indiqué. Tout en exprimant la reconnaissance du Fonds de soutien à l’agriculture à l’endroit de tous les anciens débiteurs qui ont soldé leurs engagements, le ministre Maboundou a exhorté ceux qui n’ont pas encore pris le chemin de la raison à faire autant, «sinon les recouvrements forcés par émission des ordres de recettes ou par valorisation des garanties leur seront, systématiquement, opposés».

Cyr Armel YABBAT-NGO