Congo - France : Une coopération qui se renforce, grâce aux performances économiques du Congo

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Les liens historiques entre le Congo et la France se renforcent davantage autour d’une coopération élaborée qui couvre tous les secteurs d’activités: politique, économique, militaire, social et culturel. Instituée par le D.c.p (Document cadre de partenariat) signé le 22 mai 2008, à Pointe-Noire, pour la période 2008-2012, la coopération entre la France et le Congo devrait se développer, de manière particulière, en 2012, avec la réalisation en perspective des projets portant sur les secteurs de la santé, la gestion durable des forêts, l’éducation, l’appui aux secteurs privé et public, la défense et la sécurité ainsi que l’action culturelle.

Sur le plan économique
L’atteinte, par la République du Congo, du point d’achèvement de l’initiative P.p.t.e (Pays pauvres très endettés), signé le 27 janvier 2010, a permis aux créanciers du Club de Paris, d’accorder au Congo, en mars de la même, un allègement de sa dette de 100%. Ainsi, la France a annulé près de 424 milliards de francs Cfa, soit 645,7 millions d’euros  de dette commerciale, et a consenti à un effort bilatéral additionnel pour les créanciers d’Aide publique au développement (A.p.d) qui prendra la forme de contrat de désendettement et de développement (C.2.d) à hauteur de 217,1milliards de francs Cfa, soit 331millions d’euros. Depuis l’atteinte du point de décision en 2004, la France a annulé près de 2,5 milliards d’euros de dette.
Ce premier C.2.d, qui sera mis en œuvre par l’A.f.d (Agence française de développement) s’exécutera essentiellement à Brazzaville, pour la réalisation de quatre projets dont deux dans les secteurs sociaux. Ceci, grâce à l’observation scrupuleuse, par le gouvernement congolais, des orientations des institutions de Bretton Woods. Ce qui a permis d’assainir les finances congolaises et de s’engager dans la bonne gouvernance, avec pour soubassement: la Gestion axée sur les résultats (G.a.r), observée et appliquée dans toutes les institutions du pays.
Par ailleurs, cette coopération est, en outre, marquée par la présence, au Congo, d’une centaine d’entreprises françaises, employant près de 12.000 salariés congolais dans les secteurs du pétrole, de l’industrie, du bois, du commerce, des services et des mines.
Par ce positionnement, la France demeure le premier fournisseur du Congo, avec près de 449 millions d’euros d’exportations. Cette coopération s’enracine également avec le Fonds social de développement (F.s.d) qui permet d’accompagner et de soutenir des projets générateurs de revenus et créateurs d’emplois.
Dans le même registre, l’A.f.d et les autres partenaires techniques et financiers du Congo contribuent au dialogue, en vue d’améliorer le climat des affaires dans le pays.

Sur le plan sanitaire
La coopération franco-congolaise se nourrit d’échanges d’expériences entre les deux parties, ponctués à la fois par le renforcement de la formation initiale des personnels médicaux, paramédicaux et l’octroi de bourses d’études en France. Pour soutenir le Congo, la France et l’Union européenne financent la Comeg (Congolaise des médicaments essentiels et génériques) dans le cadre du projet d’appui. La France aide également le Congo à réhabiliter les infrastructures sanitaires.
Sur le plan environnemental
Le Congo s’identifie, au niveau mondial, parmi les leaders en matière de protection de l’environnement et de la gestion du développement durable de ses forêts. Il bénéficie, de ce fait, de la coopération française qui se développe sur trois axes, à savoir: contribution au processus d’intégration régionale de ce secteur; lutte contre le réchauffement climatique; promotion de la gestion durable des forêts et la préservation de la biodiversité.
Dans ce domaine, la France a fourni au Congo son expertise technique et son appui  dans la lutte contre l’exploitation illégale des bois et l’a soutenu financièrement et techniquement dans l’organisation du 6ème sommet sur le développement durable en 2008 et dans celui des trois grands bassins forestiers tropicaux en 2010, tenus tous à Brazzaville. C’est à juste titre que la présence du Congo à toutes les tribunes continentales et intercontinentales témoigne de son activisme et de l’engagement de son président, M. Denis Sassou-N’guesso à œuvrer efficacement pour le développement durable. C’est ainsi que ses pairs africains l’ont choisi comme coordonnateur et porte-parole de l’Afrique, pour faire entendre la voix du continent au sommet de Rio+20 en juin prochain au Brésil.
Sur le plan sécurité et défense
Les deux parties entretiennent une coopération visant à améliorer les capacités de l’outil de formation des ministères congolais de la défense et de l’intérieur. L’objectif est d’accroitre l’efficacité du service de santé des armées. La France offre des bourses aux écoles militaires et de la police congolaise, ainsi qu’à 16 écoles à vocation régionale (E.n.v.r) reparties dans dix pays d’Afrique.

Sur le plan culturel
Des bourses, des stages et des formations sont proposés aux étudiants, enseignants et chercheurs congolais à travers le campus France.
Quant aux flux migratoires, l’accord sur la gestion concertée, signée entre le Congo et la France le 25 octobre 2007, est entré en vigueur le 1er août 2009, après sa ratification par les deux pays. Dans ce cadre, le Congo a mis en circulation les nouveaux passeports diplomatiques biométriques. Pour la mise en œuvre de cet engagement du Congo, la France l’a appuyé à hauteur d’un milliard de francs Cfa.
Des perspectives prometteuses
De ce bref état des lieux de la coopération franco-congolaise, on peut convenir et affirmer, sans risque de se tromper, que cette coopération se porte bien avec des perspectives prometteuses pour les deux parties. Aussi, compte tenu de la situation politique très assainie, toutes les institutions de la République démocratiquement mises en place fonctionnent normalement. Ce qui justifie la tenue régulière des élections, comme les législatives de 2007, la présidentielle de 2009, les sénatoriales partielles de 2011, et de nouveaux les législatives de 2012, les locales de 2013, etc, dans un réel climat de sécurité dans le pays.
Pour preuve, dans la capitale économique congolaise, Pointe-Noire, selon le bilan des actions de coopération 2011, rendu public par l’ambassadeur de France au Congo, M. Jean François Valette, la population française dans cette ville est passée du simple au triple. Aussi, le bon climat des affaires facilité par le gouvernement, la société civile congolaise, les partenaires sociaux et les partenaires au développement garantit un bon environnement de travail pour les investisseurs qui viennent au Congo.
Les bonnes performances économiques, avec une croissance à deux chiffres, rassurent les hommes d’affaires français à investir au Congo dans tous les secteurs. Plusieurs secteurs demeurent encore inexploités, comme ceux des mines, de l’agriculture, de l’industrie touristique, de la pêche, de l’industrie, des services, du pétrole et du bois.
La mise en place, sous peu, de quatre zones économiques spéciales notamment à Brazzaville, Pointe-Noire, Oyo-Ollombo dans le département de la Cuvette, et à Ouesso dans la Sangha, s’inscrit dans le droit fil de l’initiative consistant à exhorter les opérateurs économiques, particulièrement français, regroupés dans le M.e.d.f (Mouvement des entreprises françaises) à investir sans inquiétude au Congo.
Tous ces efforts pour l’amélioration de l’environnement économique congolais concourent au bien-être des populations qui tirent déjà profit de la politique gouvernementale de mailler l’ensemble du pays en infrastructures de base: de véritables routes, des aéroports de haute capacité d’accueil, l’électricité, etc.
A cela s’ajoutent les mesures sociales déjà appliquées, notamment  l’augmentation du S.m.i.g de 42.800 à 70.000 francs Cfa, le déblocage des avancements avec effets financiers, le paiement des arriérés de salaires des fonctionnaires, la gratuité des soins médicaux et certains actes administratifs et le paiement régulier des pensions des retraités. Des mesures qui, somme toute, expliquent l’ambition des autorités congolaises de créer les conditions d’apaisement du climat social dans le pays.
Pour conclure, on peut affirmer que le Congo se métamorphose, grâce à sa nouvelle politique de municipalisation accélérée appliquée dans chaque département du pays et de façon tournante. L’on note déjà de profonds changements dans le vécu quotidien des citoyens congolais, après les importants investissements consentis dans le secteur des infrastructures de base.
Aussi, grâce à la coopération multiforme entre le Congo et la France, l’année 2012 pourrait redéfinir le sens du progrès et de la croissance de l’économie congolaise. C’est certainement pour cette raison que le président Denis Sassou N’Guesso, qui s’est rendu en France, cette semaine, pour participer au forum de Lyon destiné à préparer le sommet de Rio+20, s’est entretenu longuement avec son homologue français, le président Nicolas Sarkozy. Un entretien qui augure, s’il est encore besoin de le rappeler, des bonnes relations entre le Congo et la France.

Département de la Communication et des Relations publiques
Présidence de la République
du Congo