Environnement : Renforcer les capacités sur l’étude d’impact environnemental et social

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Sous le nom de Secrétariat pour l’évaluation environnementale en Afrique centrale (SEEAC), l’Association congolaise pour l’évaluation environnementale (ACEE) a organisé du 26 au 28 février 2020, à Brazzaville, un séminaire national de formation sous le thème: «Exigence et outils pour l’élaboration d’une étude d’impact environnemental et social (EIES)».

Les travaux ont été ouverts et clôturés par Louis Bibissi, président de l’ACEE, en présence de Jean-Joël Louméto, premier vice-président et Jean de Dieu Nzila, deuxième vice-président de l’association. La formation a permis d’échanger sur l’intérêt de l’étude d’impact environnemental et social, au regard des phénomènes de catastrophes que connait le pays et à travers le monde.
Près d’une quarantaine de participants venus de plusieurs administrations publiques, du secteur privé et de la société civile ont pris part à ce séminaire de formation. Ils ont reconnu d’avoir s’approprié des connaissances pour stimuler leurs interventions éclairées dans le domaine de l’environnement dans leurs différentes structures.
«Aujourd’hui, il est presque établi que pour mettre en place un projet de développement, il faudrait d’abord passer par l’élaboration d’une étude d’impact environnemental et social. Voilà pourquoi, nous pensons que c’est une exigence qui s’impose à nous le pays et c’est aussi une exigence des bailleurs de fonds. Face à cette exigence, il y a parfois des gens en charge d’élaborer ces études d’impact qui n’ont pas toutes les notions nécessaires et utiles pour élaborer ces études d’impact», a précisé Louis Bibissi. Il a de même poursuivi : «Dans tous les projets structurants, ils ne peuvent pas se réaliser, si est seulement si en amont, il n’y a pas eu d’études d’impact faites pour déterminer le degré d’implication, mais aussi surtout pour évaluer les impacts que génèreraient la mise en place de ce projet».
Les pays francophones d’Afrique centrale sont en réseau pour mutualiser leurs efforts afin de tenir en ligne de compte sur tout ce qui se fait au niveau de l’Afrique centrale en matière environnementale. L’étude d’impact est un maillon de l’évaluation environnementale, qui s’ajoute à d’autres composantes que sont par exemple le plan de gestion environnemental et social, l’audit et bien d’autres composantes. L’association a pour objectif de booster la prise en compte de l’évaluation environnementale au Congo. Elle tient à fédérer toutes les entités qui militent à ce que l’évaluation environnementale soit considérée de façon conséquence dans le pays. L’association congolaise pour l’évaluation environnementale tient à contribuer efficacement au renforcement des capacités en évaluation environnementale et à sa promotion comme outil privilégié d’intégration des aspects liés à l’environnement dans la prise des décisions, en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations dans l’optique d’un développement équilibré et durable.
Mme Félicité Brigitte Mayinguidi, participante, chargée de mission à l’économie forestière, a dégagé l’appréciation de la tenue de ce séminaire de formation. «Ce séminaire a été très riche en informations et nous avons étudié les exigences des projets concernant les impacts environnementaux et sociaux. Nous avons reçu beaucoup de connaissances. Ce séminaire a répondu à mes attentes. Nous avons eu des échanges avec des bureaux d’études et des formateurs. Cela n’a pas été vraiment une formation. Nous avons pris l’engagement d’appliquer des enseignements reçus sur le terrain pour atteindre l’amélioration de l’environnement».
A signaler que l’Association congolaise pour l’évaluation environnementale (ACEE) est membre du réseau au niveau de l’Afrique centrale regroupant tous les pays francophones de la zone.

Philippe BANZ

 

 

 

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