CULTURE : Vers l’inscription de la rumba congolaise au patrimoine immatériel de l’UNESCO

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Présidé par Mfumu Di Fua Di Sassa, le comité scientifique chargé de la mise en œuvre du dossier d’inscription de la rumba des deux Congo sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité s’est réuni, vendredi 5 juin dernier à Brazzaville. La réunion avait pour but de rendre compte aux membres de la commission du contenu du dossier transmis à l’UNESCO depuis le 26 mars, expédié par le ministre de la Culture de la RDC.

Mais le dépôt du dossier n’étant qu’une première étape, il s’est aussi agi d’étudier la possibilité de bâtir des stratégies pour solliciter le soutien des autres pays de la sous-région Afrique centrale pour soutenir le dossier afin qu’il trouve un avis favorable à l’occasion des délibérations de l’UNESCO sur la question de la Rumba en mars prochain.

Pour le président du comité scientifique, la transmission du dossier à l’UNESCO n’est pas le signe qu’il obtiendra l’assentiment des examinateurs de cette organisation onusienne en charge de l’éducation la science et la culture lors du comité d’examen. Car, la victoire de la rumba congolo-congolaise n’est pas l’exclusivité de ces deux pays. Pour donner un peu plus d’allant à ce dossier, il faut entreprendre des actions de lobbying auprès des autres pays de la sous-région qui ont en partage la rumba. Ainsi que l’affirme Mfumu Di Fua Di Sassa: «Il nous faut préparer le lobbying pour associer les pays qui ont en partage la rumba. Car si le Congo et la RDC ont porté la rumba, vous savez que le Gabon, le Cameroun, la République centrafricaine et l’Angola sont plus ou moins partie prenante de la rumba. Et notre lobbying devrait commencer par eux. Cette réunion a permis de préparer la stratégie à mettre en place pour convaincre les autres de nous soutenir. Car le chemin est long jusqu’au mois de mars de l’année prochaine où l’UNESCO va examiner la question.»
Si jamais le dossier de la rumba est apprécié favorablement par l’UNESCO comme patrimoine mondial immatériel de l’humanité, les deux Congo auront tout à y gagner. D’abord, la reconnaissance universelle de la rumba. Après cela, l’aspect touristique qui va entraîner l’adhésion du Congo au patrimoine mondial de l’UNESCO. Autrement dit, les touristes finiront par affluer au Congo pour suivre l’itinéraire de la rumba, pour retrouver les traces de la rumba.

Gaule D’AMBERT

 

 

 

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