F.l.s.h (Faculté des lettres et des sciences humaines) : Des journées scientifiques réussies sur la littérature et langue françaises

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Des chercheurs, des enseignants et des étudiants de l’Université Marien Ngouabi, ainsi que des jeunes écrivains congolais, ont, de manière érudite, porté un regard critique sur la littérature et la langue dite de Molière. Les premières journées scientifiques de la formation doctorale Ellic ont été organisées, le 6 mai 2015, par la F.l.s.h (Faculté des lettres et des sciences humaines) de l’Université Marien Ngouabi, dans les murs de cet établissement.

 

A travers des échanges très nourris, les participants à cette rencontre ont cerné les contours de la littérature et les formes, notamment écrites de la langue française, dans toute sa complexité. «Ces journées scientifiques sont un important moment qui concourt aussi à la formation des étudiants.... C’est une rencontre qui revêt un caractère international, au regard de la participation du professeur Robert Fotsing, venu de l’université du Cameroun», a dit Dieudonné Tsokini, doyen de la F.l.s.h. Ainsi, le Professeur Antoine Yila, enseignant à la Faculté des lettres et des sciences humaines, précisément au département de L.c.a (Littératures et civilisations africaines), a fait la critique de la poésie sémantique du poète congolais, Tchicaya U Tam’si, s’appuyant sur ses vers extraits du recueil «Le ventre, le pain ou la cendre». Pour lui, on peut découvrir le monde par la médiation imposée par l’écriture. «Par une double assomption esthétique (de l’auteur et de son recueil), on découvre que le monde est un poème», affirme-t-il. Ce moment a été opportun, pour saluer l’œuvre de Tchicaya U Tam’si, un homme qui inspire encore des jeunes poètes et écrivains congolais en herbe.
Vice-doyen de la F.l.s.h, le professeur Omer Massoumou a, par ailleurs, donné sa vue sur «l’approche charienne des formes et du genre poétique». A son avis, l’avènement du vers libre, en France, ne donne pas lieu à une fossilisation des formes poétiques. «Il aboutit, plutôt, à un dynamisme des formes et du sens. Une illustration dans l’œuvre poétique de Réné Char et faite à partir du recueil Retour Amont», pense-t-il.   
Ponctuées par la soutenance d’une thèse de doctorat sur «l’insignifiance de l’existence dans l’écriture théâtre de Samuel Beckett», les premières journées de la formation doctorale Ellic, espace littéraire, ont été un excellent moment d’apprentissage pour les futurs impétrants.  

Hordel BIAKORO-
MALONGA