4e édition de la Semaine de cinéma afro-américain, à l’I.f.c : Le drame biographique «Men of honor» a ouvert le bal

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Du 16 au 20 février 2016, l’I.f.c (Institut français du Congo), à Brazzaville, ouvre ses portes à l’acte IV de la Semaine de cinéma afro-américain, organisée par l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Congo, en partenariat avec l’I.f.c. L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Congo, Mme Stephanie Sullivan, a donné le coup d’envoi de cette Semaine du septième art afro-américain, le mardi dernier, en soirée. En présence de l’ambassadeur de France au Congo, Jean-Pierre Vidon, et de nombreux cinéphiles. C’est le film «Men of honor» (Les chemins de la dignité) qui a ouvert le bal de cette Semaine de cinéma afro-américain.   

 

Six films dont les thèmes retracent, dans l’espace et le temps, l’évolution et les efforts pour les droits civiques aux Etats-Unis d’Amérique, sont au menu de la 4e édition de la Semaine de cinéma afro-américain. «Cette édition est particulière, au regard de la richesse des thèmes évoqués dans les différents films. Ces thèmes retracent, dans l’espace et le temps, l’évolution et les efforts pour les droits civiques aux Etats-Unis d’Amérique. Au centre de la lutte pour les droits civiques se trouvent des hommes et des femmes qui ont marqué l’histoire de mon pays et celle du monde (…)Tous ces films nous montrent d’où nous venons et les progrès considérables que nous avons réalisés grâce à l’héritage du mouvement des droits civiques», a déclaré Mme Stephanie Sullivan, dans son allocution d’ouverture.
La Semaine de cinéma afro-américain est devenue un événement attendu par un public fidèle et nombreux, a reconnu Jean-Pierre Vidon. Et d’ajouter: «Cette année, votre présence témoigne que les luttes pour la liberté et l’égalité et que les combats contre les discriminations restent pleinement d’actualité et sont toujours au centre. Ce sont des idéaux que la France a en partage avec des amis, comme avec de nombreux pays, dans le monde, notamment les pays africains. Et dans ces moments de grande incertitude et de questionnement qui traversent le monde, ces valeurs nous rassemblent et nous rendent plus forts»   
Drame biographique de 2heures 8 minutes, «Men of honor» de Georges Tillman Jr. (sorti en 2001) a ouvert le bal du quatrième épisode de la Semaine de cinéma afro-américain. Ce film est l’histoire vraie de Carl Brashear (incarné par Carl Gooding), le premier Afro-Américain à avoir intégré la marine américaine en tant que plongeur-scaphandrier. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et, bien que la marine américaine ait officiellement mis fin à la ségrégation raciale, sa couleur de peau le fait se heurter à des obstacles qu’il combat sans relâche.
Mercredi 17 février, les cinéphiles ont suivi «Beast of the southern wild» (les bêtes du sud sauvage), et le jeudi 18, «12 years a slave» (12 ans d’esclavage). Le vendredi 19, le public suivra «The help» (La couleur des sentiments), et le samedi 20, les rideaux de la 4e édition de la Semaine du cinéma afro-américain tomberont avec «Dumline» de Charles Stone III et «Selma» d’Ava DuVernay. Le dernier film cité retrace la lutte historique du Dr. Martin Luther King Jr. pour garantir le droit de vote à tous les citoyens. Une dangereuse campagne qui s’est achevée par une longue marche, depuis la ville de Selma, jusqu’à celle de Montgomery, a conduit le président Johnson à signer la loi sur le droit de vote en 1965. Martin Luther King Jr. croyait profondément aux droits inaliénables de la vie, et était à la quête de la liberté pour tous, sans distinction de race.

Véran Carrhol
YANGA

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