Soutenance de thèse doctorale à l’Université Marien Ngouabi : Dieudonné Moukouamou Mouendo exalte Jean-Baptiste Tati-Loutard

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Sur le thème: «Le serpent dans l’imaginaire poétique de Jean-Baptiste Tati-Loutard», Dieudonné Moukouamou Mouendo a soutenu, samedi 30 janvier 2016, dans la salle de conférences de la Grande Bibliothèque nationale, à Brazzaville, sa thèse de Doctorat unique en littérature francophone, option poésie. Une façon d’exalter, voire de perpétuer l’œuvre littéraire gigantesque de Jean Baptiste Tati Loutard, à travers cette thèse.

Le serpent est un symbole polysémique, tant sur les plans religieux et anthropologique que sur les plans psychologique, artistique et littéraire, selon l’auteur de la thèse. Cependant la préoccupation fondamentale de cet auteur, a été de comprendre ce que ce serpent représentait dans l’imaginaire poétique de Jean-Baptiste Tati-Loutard.

Pour tenter de répondre à cette préoccupation, Dieudonné Moukouamou Mouendo est parti des hypothèses ci-après: dans la production poétique de Jean-Baptiste Tati-Loutard, le serpent est une «vaste métaphore»: une métaphore filée. Il participe de l’esthétique et constitue un élément caractéristique de l’écriture poétique. Il est un symbole poétique. Il est la toile de fond sur laquelle se déploie la peinture à la fois enchantée et désespérée de l’univers, de l’existence et de l’expérience humaine. Il est une sorte de phénoménologie de l’existence. Il a fallu, en effet, s’appuyer sur une méthode ouverte à des sciences humaines variées, sans oublier la tradition orale. Cette méthode, il l’a nommée: l’«approche symbolique», mieux, l’herméneutique.
La thèse du Docteur Dieudonné Moukouamou Mouendo est un volume de 352 pages, répartie en cinq chapitres: le premier présente un certain nombre de concepts sur lesquels se sont appuyés son raisonnement et ses analyses critiques; le deuxième, la notion d’images ophimorphes; le troisième analyse les éléments liés à la locomotion et au mode de vie du serpent; le quatrième présente les analyses que les rivières, les fleuves et les océans épousent la forme et les mœurs du serpent... ; le cinquième chapitre avait pour objectif de saisir l’apport des éléments autres que l’eau, dans la construction de l’imaginaire poétique de Jean-Baptiste Tati-Loutard. Après un débat passionnant, avec les membres du jury, ceux-ci l’ont déclaré Docteur, avec une Mention Très Honorable, accompagnée des félicitations du Jury.
Signalons que le jury qui a présidé cette soutenance était composé de: Professeur Dominique Ngoïe-Ngalla (Université Marien Ngouabi), président; Professeur Mukala Kadima-Nzuji (Université Marien Ngouabi), rapporteur et directeur de ladite thèse; membres: M.T. Lukusa-Menda, professeur à l’Université pédagogique nationale de Kinshasa; Omer Massoumou, Maître de conférences à l’Université Marien Ngouabi; Frédéric Mambenga-Ylagou, Maître de conférences à l’Université Omar Bongo de Libreville.
Pour rappel, Jean-Baptiste Tati Loutard est un écrivain et homme politique congolais, né le 15 décembre 1938, à Ngoyo, dans la commune de Pointe-Noire et décédé, le 4 juillet 2009, à Paris, en France.

Marcellin MOUZITA
MOUKOUAMOU

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