Commissariat général du Fespam : Une fresque en hommage aux Bantous de la capitale

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Brazzaville, 30 janvier 2016. Siège du Fespam (Festival panafricain de la musique). A compter de ce jour, une fresque murale en hommage au célèbre et mythique groupe musical, les Bantous de la capitale, affectueusement appelé par les Congolais ‘’Bakolo mboka’’ en français ‘’les propriétaires du pays’’, y est visible. Réalisée par l’artiste peintre Ernesto Novo, de nationalité française et d’origine vietnamienne, cette œuvre  a été réceptionnée par Gervais Hugues Ondaye, commissaire général du Fespam. En présence des sociétaires de cet orchestre et de la presse.

 

La fresque au pinceau et aux couleurs rouges écarlates est une pochette d’un des vieux albums des Bantous de la capitale datant de 1967: l’album rouge noir, avec Mujos, célèbre musicien de la rive gauche du fleuve Congo.
Pour Ernesto Novo, cette œuvre, en hommage aux Bantous de la capitale, est réalisée  pour faire mémoire et date, car l’orchestre a marqué une époque musicale du Congo. «J’ai fait cette fresque, qui est une reprise de la pochette d’un de leurs albums, en hommage à l’orchestre. Et, je sais que celui-ci a beaucoup bougé. Nombreux de ses musiciens ne sont plus en vie, mais c’est un hommage que je leur rends par la peinture. C’est une œuvre qui va durer longtemps. On ne peut séparer la musique de la peinture puisque les deux sont culture et moyens d’expression», s’est expliqué Ernesto Novo.
La peinture a sa place au sein du Fespam dans son aspect de marché des musiques avec le Musaf, lequel intègre tous les arts, a affirmé le commissaire général du Fespam, avant de poursuivre: «la musique est l’art le plus populaire et transversal qui doit fédérer tous les autres arts. Elle se décline par la chanson, la danse, les écrits mais aussi par la peinture. Celle-ci étant le prolongement de la musique. Cette conjugaison donne une autre source de vie ou une continuité à la vie de la musique au quotidien.»
Emus par la peinture murale et la dextérité de l’artiste, Dieudonné Loussakou et Edo Nganga, respectivement président et cofondateur des Bantous de la capitale, ont dit toute leur reconnaissance à l’artiste, pour cette œuvre picturale, laquelle immortalise leur groupe.
Signalons que cette fresque, par-delà les propos des intervenants, a pour finalité de rendre visible le siège du Fespam, lequel n’est pas bien connu des Brazzavillois, et partant, des Congolais.  
Faire mémoire et date sont deux maîtres-mots constituant le fond philosophico artistique de l’œuvre d’Ernesto Novo. Celui-ci développe un travail mélangeant la sensualité, les voyages, l’exotisme urbain, la musique, les personnalités et les gens du quotidien. Son activité créatrice est, entre autres, intimement liée à la mémoire des personnes qui ont marqué l’existence des humains.

Viclaire MALONGA

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