Une journaliste de l’A.c.i placé en garde-à-vue à Brazzaville, puis libérée

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Journaliste de l’A.c.i (Agence congolaise d’information) et correspondante de Vox Congo «Julie Marina Mankéné a été placée en garde-à-vue le 22 avril au commissariat central de Kibéliba à Talangai, pour avoir écrit un article sur les bébés noirs. La journaliste enquête depuis des mois sur le phénomène des bébés noirs». Malgré l’intervention du directeur général de l’A.c.i, elle y a passé la nuit. Elle n’a pu être libérée que le lendemain, après l’implication du Conseil supérieur de la liberté de communication. Cette garde-à-vue d’un journaliste dans l’exercice de ses fonctions est en effet un abus d’autorité, car la peine d’emprisonnement a été supprimée dans la loi relative à la presse au Congo, à l’exception du cas de récidive dans l’offense au Président de la République. Les journalistes ne doivent pas être placés en garde-à-vue, pour les délits de presse. Mais, cette disposition est souvent ignorée par les forces de l’ordre. Des confrères avaient déjà subi le même sort, avant notre consoeur Mankéné. Un droit de réponse suffit pour rétablir la vérité d’un fait erroné publié. Il semble que dans l’article incriminé, la journaliste se serait trompée sur l’identité d’un septuagénaire enlevé par des bébés-noirs, à Talangaï.

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