L’Université Marien Ngouabi appelée à lutter contre les croyances superstitieuses

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

A l’ouverture de la session budgétaire du comité de direction de l’Université Marien Ngouabi, mercredi 6 juillet 2016, dans les locaux de la Grande bibliothèque universitaire, à Brazzaville, le conseiller Louis Bakabadio a appelé les universitaires à sortir la société congolaise de l’ombre sombre de l’ignorance. «Au cours de notre dernière session, je vous avais invité à éclairer, de toutes vos lumières savantes, la cité pour le plus grand profit de tous, face à la refondation institutionnelle qui s’annonçait. Nous savons tous ce qu’il en est advenu. L’ombre sombre de l’ignorance et de l’irrationalité a encore, hélas, frappé la cité congolaise. Elle s’est manifestée mardi 5 juillet 2016 au rond-point de Moungali, sous une forme superstitieuse et donc éminemment dangereuse, en faisant passer l’oxydation de fer par le dioxygène et de l’eau pour du sang humain. En faisant croire ainsi que la classe politique se livre à quelques tours de magie contre la population. C’est donc le devoir de l’université, par ses enseignements, par sa recherche que de préparer les futurs cadres de ce pays à objectiviser le monde qui les entoure, à déconstruire eux-mêmes les idées simplistes et naïves et à se détourner résolument de l’ambiance mentale locale superstitieuse et obscurantiste qui règne aujourd’hui», a-t-il déclaré. Peut-être que si l’université ouvre des cours du soir, ouvert à tout le monde, cela aidera à sortir la société congolaise de l’obscurantisme des croyances ambiantes. Car, le phénomène est vraiment préoccupant et sévit jusque dans les familles, par l’accusation de sorcellerie.

Informations supplémentaires