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HOMMAGE : Jean-Pascal Mongo Slhym, esthète du micro et de la plume

HOMMAGE : Jean-Pascal Mongo Slhym, esthète du micro et de la plume

La presse congolaise a été très affectée par le décès de Jean-Pascal Mongo Slhym, vendredi 28 août dernier à l’hôpital de Talangaï, des suites d’une courte maladie. Cet esthète du micro et de la plume était, de 2003 à 2012, puis de 2019 à sa mort, membre du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC).

Dans le monde de l’audio-visuel, Jean-Pascal Mongo-Slhym s’inscrit dans la lignée oratoire et rhétorique des Guy Menga, Guy-Noël Sam’Ovey, Charles Orphet Okabande, Ghislain Joseph Gabio. Qui ont fait la pluie et le beau temps à la RTC d’antan. Il a excellé non seulement dans la présentation des journaux parlés et dans l’animation des émissions, mais aussi dans l’administration et dans l’encadrement des jeunes journalistes.
L’homme, doté d’un timbre vocal accrocheur, avait assimilé les codes de l’animation radiophonique. Il savait maîtriser son langage, avec une syntaxe correcte et un vocabulaire riche. Sa prestance, dont lui seul avait le secret, en a ravi plus d’un. Il a marqué de son empreinte la profession de journaliste.
Né en 1946 au village Komo, dans la sous-préfecture de Gamboma. Jean-Pascal Mongo Slhym fait ses études primaires à Kinshasa, Léopoldville à l’époque, et y obtient son CEPE en 1961. Il poursuit ses études au lycée Pierre Savorgnan-De-Brazza où il décroche, tour à tour, le BEMG en 1967 et le BAC en 1970. Cette année-là, il entame ses études supérieures à l’Ecole nationale d’administration (ENA) à Brazzaville, option journalisme, et les poursuit à Paris en France, à l’Institut français de presse (IFP). Il en sort en 1972 avec un diplôme supérieur de journalisme.
Jean-Pascal Mongo Slhym a débuté sa carrière journalistique le 1er octobre 1973 à la Voix de la révolution congolaise, redevenue Radio Congo. De 1973 à 1975, il est chef d’édition du journal parlé. Muté à Télé-Congo en 1975, il est nommé rédacteur-en-chef jusqu’en 1977.
Réaffecté en 1981 à Radio-Congo, il est successivement rédacteur-en-chef (de 1981 à 1985), puis directeur (de 1985 à 1991). En 1995, il est nommé directeur de l’information, de la documentation et de la diffusion près le ministère de la Communication et, par la suite, chef de projet du Centre de documentation informatisé pour la presse.
Par la suite, Jean-Pascal Mongo Slhym est affecté comme premier directeur de Radio Brazzaville (1999). Il y reste jusqu’en 2004. Très passionné du travail bien fait et rigoureux, il n’hésite pas à ‘’éjecter’’ du studio des présentateurs indélicats.
Jean-Pascal Mongo Slhym a également excellé dans la formation. Entre 1984 et 1986, il enseigne à la section journalisme de l’Ecole nationale moyenne d’administration (ENMA) où il forme de nombreux journalistes en activité. Il façonne aussi plusieurs jeunes bacheliers affectés à la radio pour des stages d’imprégnation. En 1999, il devient recruteur et formateur des diplômés sans emploi sortis des écoles de formation, pour Radio Brazzaville. Il aura eu 39 ans d’expérience dans les métiers de l’information et de la communication.
Jean-Pascal Mongo Slhym a été inhumé le samedi 12 septembre dernier au cimetière du centre-ville où l’ont conduit ses collègues du CSLC, de nombreux journalistes venus des différents organes de presse, les parents et amis, après une cérémonie d’hommage pleine d’émotion. Il laisse une veuve et dix orphelins.
La Semaine Africaine présente ses vives condoléances à sa famille et au Conseil supérieur de la liberté de communication. Puisse l’Eternel le recevoir dans son Royaume!

Philippe
BANZ

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A propos de l'auteur

Heure de Brazzaville

3 août 2021 9 h 19 min

Editorial

A notre santé !

Il y a un contraste sidérant à constater, avec l’homme de la rue, que «les deux industries les plus dynamiques du pays» sont la bière et la morgue. Chaque jour que Dieu fait, nous nous donnons en spectacle attablés aux bistrots, seuls ou avec des amis, hommes ou femmes, devant un alignement de bouteilles ou de cannettes bien moussantes dès 9h du matin. C’est d’ailleurs le meilleur indicateur pour savoir si les salaires ont été virés dans les banques.

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