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GRAND SEMINAIRE DE THEOLOGIE CARDINAL EMILE BIAYENDA DE BRAZZAVILLE : L’abbé Barthel Christel Ganao, nouveau recteur installé

GRAND SEMINAIRE DE THEOLOGIE CARDINAL EMILE BIAYENDA DE BRAZZAVILLE : L’abbé Barthel Christel Ganao, nouveau recteur installé

Nommé recteur du Grand séminaire de théologie Cardinal Emile Biayenda par le Saint-Siège, sur proposition des évêques du Congo, l’abbé Barthel Christel Ganao, prêtre du diocèse de Gamboma, a pris ses fonctions le jeudi 1er octobre dernier. En présence de Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou, archevêque coadjuteur de Brazzaville, évêque chargé des séminaires au niveau de la conférence épiscopale du Congo. Il remplace à ce poste, Mgr Ildevert Mathurin Mouanga, nommé évêque de Kinkala. Dans l’interview ci-après, il parle des défis de sa charge.

*Dites-nous, qui vous êtes
**Je suis l’abbé Barthel Christel Ganao, prêtre du diocèse de Gamboma et membre de la Compagnie des prêtres de Saint Sulpice depuis 2011. Après mon ministère au Petit séminaire de Makoua, dans le diocèse d’Owando, je suis allé en France pour une formation dans la Compagnie des prêtres de Saint Sulpice où j’ai fait les études de théologie morale, à l’Institut catholique de Paris. Cela fait 6 ans que je suis au Grand séminaire de théologie Cardinal Emile Biayenda où j’ai travaillé comme directeur des études et professeur permanent de théologie morale. Donc, j’entre dans ma 7ème année et je suis le nouveau recteur du théologat. Ce que vous devrez savoir c’est que les sulpiciens travaillent beaucoup dans les séminaires pour la formation des futurs prêtres et c’est pour cela que je suis honoré.

*Combien de séminaristes avez-vous cette année et quels sont vos défis?
**Le premier défi, c’est l’accompagnement des jeunes, les aider à discerner leur vocation, à travailler dans la discipline, à se sentir à l’aise. Le deuxième défi, c’est la réhabilitation des bâtiments du séminaire devenus vétustes, car certains sont vieux de plus de cinquante ans et cela nécessite une cure de jouvence. Tout ceci rentre dans le cadre d’aider les séminaristes à étudier dans des conditions idéales, leur donner un cadre adéquat de formation. Nous voulons être un séminaire qui favorise aux apprenants des conditions de travail et d’études adéquat. Voilà les deux défis qui nous tiennent à cœur et que nous devons coûte que coûte relever. Le Grand séminaire de Brazzaville comme les autres en Afrique centrale répondent bien aux normes et aux critères de formation des jeunes. Le site actuel est vieux, je l’ai déjà dit, et doit être réhabilité. Beaucoup de choses à faire. Je peux citer pêle-mêle, la révision de la tuyauterie de la plomberie, le circuit électrique du grand bâtiment de théologie qui va bientôt retrouver sa splendeur grâce aux travaux d’application de la peinture. Il faut commencer petit à petit avec les moyens du bord pour redorer l’image de ce grand séminaire vieillissant de par ses structures. Notre souci permanent et défi fondamental, c’est l’accompagnement et la formation des jeunes, afin de donner à l’Eglise du Congo les prêtres selon le cœur de Dieu. Cette année, nous avons 108 jeunes qui nous sont confiés par les évêques et qui viennent de tous les diocèses du Congo, ainsi que quelques étrangers. Tous les formateurs vont travailler d’arrache-pied sans complaisance pour donner à l’Eglise de bons prêtres comme cela a été évoqué lors de la 49e Assemblée plénière. Nous invitons les jeunes à plus de responsabilité et à travailler dans le sens du discernement. Notre formation est axée sur quatre dimensions: la formation intellectuelle, spirituelle, humaine et pastorale. Nous allons nous atteler pour que ces quatre dimensions ne souffrent d’aucune entorse. Pour qu’à la fin de la formation le jeune soit capable d’affronter les défis qui vont se présenter à lui dans la société. En dehors des séminaristes provenant de nos neuf diocèses, nous en aurons aussi dans nos effectifs cinq en provenance du Gabon.

*Nouveau recteur, nouvelle méthode de travail. Quelle est votre vision pastorale pour les quatre prochaines années?
**Je suis heureux de travailler pour la formation de nos futurs prêtres et cela me fait près de 15 ans que je suis dans ce ministère. J’ai été formé pour cela et le travail au niveau du séminaire se fera en équipe. Comme directeur des études, j’ai collaboré avec mon recteur et toute l’équipe des formateurs. En tant que Sulpicien, la notion de collégialité compte beaucoup; travailler en équipe pour discerner, accompagner et aider les jeunes à se former. Avec toute l’équipe des formateurs et les prêtres qui sont affectés au séminaire, nous allons faire de telle sorte que le travail soit toujours collégial. Les défis, comme je venais de le souligner, sont énormes. Pour entreprendre une quelconque réforme, il faut des moyens financiers et donc nous comptons sur la bonne volonté de nos bienfaiteurs qui ont toujours apporté des aides multiformes pour la survie de notre maison de formation. Si nous voulons avoir des prêtres bien formés, il faut un cadre propice, décent, idéal et un espace accueillant qui soit digne. Nous lançons un appel à tous les fidèles laïcs du Christ de nous venir en aide. Le grand bâtiment abritant la bibliothèque a été réhabilité avec une salle informatique grâce à la générosité des hommes de bonne volonté. Reste celui de philosophie et tous les autres à réhabiliter. Présentement, nous sommes en plein examen de fin d’année académique 2019-2020 et la rentrée académique 2020-2021 a eu lieu le lundi 2 novembre dernier. Nous croyons et nous espérons que tout va bien se passer au cours de cette année.

*Parlez-nous de l’histoire de ce séminaire
**Dans une brève présentation, Mgr Ildevert Mathurin Mouanga, ancien recteur, disait du point de vue historique que le Grand séminaire de théologie Cardinal Emile Biayenda est issu du séminaire inter-Vicarial de Libreville au Gabon en 1931. Il a été transféré à Brazzaville en 1947 sous l’appellation de Grand séminaire régional Libermann et appartenait aux pays de l’Afrique centrale, en dehors du Cameroun (Congo, Gabon, RCA, Tchad). Depuis 1979, ce séminaire porte le nom du vénéré pasteur, cardinal Emile Biayenda. Au départ, le séminaire comportait deux cycles: théologat et philosophat. Il est devenu séminaire national en 1983 et placé sous l’autorité de la Conférence épiscopale du Congo et en dernier ressort par la Sacrée Congrégation pour l’évangélisation des peuples. Depuis la création du séminaire interdiocésain de philosophie Mgr Georges Firmin Singha le 5 octobre 1983, le Grand séminaire de théologie Cardinal Emile Biayenda est devenu autonome et affilié à l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO) de Côte-d’Ivoire. Quant aux recteurs qui se sont succédé depuis 1979, on peut citer les abbés Louis Portella Mbuyu, Sébastien Zoubakela, Jacques Bouekassa, Mesmin Prosper Massengo, Gervais Protais Yombo et Ildevert Mathurin Mouanga.

*Avez-vous un dernier mot?
**Je voudrais d’abord, remercier les évêques du Congo pour la confiance placée en ma modeste personne et à toute l’équipe des formateurs. Au séminaire, nous formons une grande famille entre les prêtres formateurs, internes et externes, et les étudiants. Il faut que le séminariste soit réceptif, ouvert à la formation, à la direction spirituelle et aux formateurs pour que notre mission soit fructueuse.

Propos recueillis par
Pascal BIOZI KIMINOU

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A propos de l'auteur

Heure de Brazzaville

30 novembre 2020 23 h 45 min

Editorial

Tout est réglé

Il y a une jurisprudence africaine en matière d’élections. Au moment où nos délégués s’apprêtent à quitter Madingou après leur participation à la concertation politique de Madingou, il ne serait pas inutile de rappeler que, en principe, c’est pour mieux préparer la présidentielle de mars prochain que cette rencontre de trois jours a eu lieu. Mieux préparer, c’est-à-dire ôter sur le chemin de ce scrutin majeur les obstacles qui pourraient conduire à la contestation des résultats.

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