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FORETS : Impliquer la formation pour une gouvernance forestière

FORETS : Impliquer la formation pour une gouvernance forestière

Le besoin de formation va être comblé chez les professionnels impliqués dans la gestion forestière. Notamment les secteurs public et privé et les futurs gestionnaires ou acteurs de l’aménagement forestier (apprenants des institutions de formation, mais aussi pour les formateurs). Les questions liées à la gestion forestière durable exigent un enseignement sur des thématiques nouvelles. L’insuffisance ou l’absence constatée est désormais surmontée à l’Ecole nationale supérieure d’agronomie et de foresterie (ENSAF) à travers le projet «Elaboration des formations de référence en gouvernance forestière en vue de l’optimisation de la mise en œuvre du plan d’action FLEGT-APV au Congo».
Ce projet a permis de développer trois programmes de référence en gouvernance forestière en partenariat avec l’université de Dschang au Cameroun, avec le financement de la FAO et de l’Union européenne par le FLEGT (application des règlementations forestières, à la gouvernance et aux échanges commerciaux) pour engager et soutenir l’ENSAF dans l’élaboration des programmes de formation de référence en gouvernance forestière.
La fin du projet, qui a démarré en novembre 2019, a été annoncée mercredi 9 décembre 2020, à Brazzaville, à travers une conférence de presse donnée par le Pr Parisse Akouango, directeur de l’ENSAF, en présence du Dr Adolphe Christian Ngakegni-Limbili, directeur de cabinet du vice-recteur chargé des Affaires académiques et du Pr Donatien Nzala, coordonnateur du projet. Le Pr Parisse Akouango a indiqué que le Congo a signé le 17 mai 2010 un accord de partenariat volontaire (APV) pour l’application de la législation forestière et échanges commerciaux (FLEGT) avec l’Union européenne visant à améliorer la gouvernance dans le secteur forestier et de lutter contre le commerce illégal du bois.
Depuis, des actions de renforcement des capacités des acteurs sont entreprises. Mais, il est constaté que ces efforts ont concerné plus la société civile. Le besoin de formation est resté entier pour les professionnels déjà impliqués dans la gestion des forêts et aux futurs gestionnaires et acteurs de l’aménagement forestier. Certaines matières n’ont pas été enseignées ou suffisamment développées au cours des différentes formations.
Pour dominer cette faiblesse, le directeur de l’ENSAF a souligné que le projet était venu renforcer les capacités des acteurs de la filière forêt-bois du Congo. Les consultants de ce projet se sont appuyés sur une expérience d’ingénierie pédagogique universitaire. Il s’est agi de mettre les programmes en création en conformité avec les besoins du marché de l’emploi au Congo, afin que les étudiants sortis de ces formations soient directement employables.
Les trois programmes de formation en gouvernance forestière portent sur un master en gouvernance destiné aux étudiants des filières dispensant des formations en environnement et foresterie dans les établissements d’enseignement supérieur au Congo; un programme de formation continue aux professionnels visant à actualiser leurs compétences et un module de formation transversale, destiné aux étudiants d’autres filières telles que celles des facultés des sciences, des sciences économiques, des sciences juridiques et des sciences sociales pour étendre la culture de la gouvernance forestière.
Ces trois programmes ont été validés par le Conseil pédagogique de l’ENSAF. La validation a été fortement guidée par le positionnement de l’école dans la formation forestière au Congo et les enjeux et les défis que la gouvernance forestière engendre.

Philippe BANZ

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A propos de l'auteur

Heure de Brazzaville

16 janvier 2021 22 h 44 min

Editorial

Quand commencent les guerres

C’est une lapalissade : tous les événements de notre pays ont, comme tous les faits sociaux, un début et une fin. Mais ils ont surtout une cause et des acteurs. La cause peut être bonne, les acteurs mauvais. La cause peut avoir une finalité noble, mais son déroulé se faire dans la douleur. Au bout de tout, il y a le ressenti de ce qui devait être, de ce qui aurait dû être.

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